Une Corvette Callaway affichée à 30 000 € : bonne affaire ou futur gouffre financier ?
Proposée 33 000 $ aux États‑Unis, cette Corvette Callaway Twin Turbo 1987 cabriolet cumule rareté, biturbo usine et look de supercar eighties. Mais son prix suit‑il vraiment sa légende ?
Sur le marché américain des youngtimers, une Corvette Callaway Twin Turbo 1987 rouge cabriolet proposée à 33 000 $ (environ 30 000 €) attire forcément l’œil. Derrière cette somme, il ne s’agit pas d’une simple C4, mais d’une Corvette préparée en usine par Callaway, dotée de deux turbos et pensée comme une supercar des années 80.
Ce modèle fait partie du programme RPO B2K, produit entre 1987 et 1991, quand Chevrolet confiait à Callaway la transformation de Corvette neuves tout en conservant la garantie constructeur. En 1987, environ 65 cabriolets Callaway auraient été assemblés, sur quelque 180 voitures cette année-là. Reste à voir si cette rareté suffit à justifier le chèque.
Une Corvette Callaway 1987, biturbo officielle et enfant des années 80
Techniquement, la base est une Corvette C4 L98, V8 5,7 l, à laquelle Callaway ajoute deux gros turbocompresseurs et des intercoolers air air alimentés par des prises NACA sur le capot. La fiche annonce 345 ch et un couple d’environ 630 Nm, envoyés aux roues arrière via une boîte manuelle à quatre rapports avec overdrive. À l’époque, cette configuration permettait un 0 à 100 km/h autour de 5 secondes et une vitesse de pointe proche de 285 km/h.
© Craigslist
Le moteur biturbo de cette Corvette peut attirer les amateurs de sensations fortes.
Derrière cette auto se trouve Reeves Callaway, ancien instructeur à l’école Bondurant, passé des kits turbo pour BMW et Alfa Romeo à ce partenariat très encadré avec Chevrolet. Le programme B2K a donné naissance à moins de 500 Corvette Callaway sur toute la période, dont la fameuse SledgeHammer, vitrine de vitesse qui a marqué les esprits à la fin des années 80.
Un cabriolet rouge, faible kilométrage et présentation quasi d’origine
La voiture de l’annonce est un cabriolet 1987 rouge vif, capote noire, affichant environ 42 000 miles, soit près de 68 000 km. Les photos décrivent une carrosserie propre, une lunette arrière claire et un habitacle typique des C4 : sièges en cuir, tableau de bord numérique futuriste et manomètre de suralimentation Callaway intégré au centre. Les jantes spécifiques et les logos Callaway sont toujours en place, tout comme le manuel du propriétaire Callaway et un dossier d’entretien fourni.
Côté mécanique, le vendeur affirme que le cabriolet "fonctionne et roule très bien. Démarre tout de suite, tourne au ralenti proprement et en douceur, fonctionne absolument incroyablement, sonne incroyable", assure le vendeur interrogé par Jalopnik. L’auto serait l’une des rares Callaway cabriolets 1987 avec cette combinaison de couleurs, ce qui renforce son allure de capsule temporelle.
33 000 $ pour une Callaway 1987 : fourchette haute mais cohérente
Neuve, une Corvette cabriolet 1987 tournait autour de 33 000 $, et l’option B2K Callaway ajoutait environ 19 995 $, soit un total proche de 53 000 $ (environ 49 000 € d’aujourd’hui). Sur le marché actuel, les ventes récentes de Corvette Callaway C4 de 1987, surtout en cabriolet et avec kilométrage modéré, se situent le plus souvent entre 22 000 et 30 000 $, avec quelques transactions qui approchent ou dépassent 33 000 $ quand la voiture est très propre et bien documentée.
À 33 000 $, ce cabriolet biturbo se place donc clairement dans le haut de cette fourchette, porté par sa relative rareté, son état annoncé très sain et son originalité préservée. Pour un acheteur français, il faut ajouter transport, TVA et démarches d’immatriculation, ce qui gonfle encore la facture finale. Entre youngtimer de niche et morceau d’histoire de la Corvette, cette Corvette Callaway Twin Turbo 1987 se positionne comme une proposition chère mais en phase avec le sommet du marché actuel pour ce type de modèle.














