Ces deux étudiants partent au 4L Trophy, la fin brutale de leur voyage va les marquer à vie
Partis d’Avrechy pour le 4L Trophy 2026, Alexandre et Julien rêvaient de rallier Marrakech au volant de leur 4L. Leur retour inattendu par les airs a pourtant tout changé.
Revenus par les airs mais sans leur fidèle voiture, Alexandre Brillant et Julien Bance ont retrouvé l'Oise avec un mélange de fatigue et d'euphorie. Les deux étudiants de l'ITII de Beauvais venaient de parcourir plusieurs milliers de kilomètres pour le 4L Trophy 2026, avant qu'un joint de culasse ne les oblige à abandonner leur 4L en Espagne selon Le Bonhomme Picard.
Ce raid étudiant et solidaire, organisé entre Biarritz et Marrakech du 18 février au 1er mars 2026 sur près de 6 000 km à travers la France, l'Espagne et le Maroc, rassemble chaque année des centaines d'équipages en Renault 4L. Pour ce binôme d'Avrechy, l'objectif était simple : aller au bout, quitte à vivre quelques sueurs froides.
Deux étudiants de l'Oise au départ du 4L Trophy 2026
Le duo prend la route ensemble depuis Avrechy avec un équipage ami. "Je suis parti le dimanche 15 février 2026 d'Avrechy. Avec Julien, on a rejoint un autre équipage à Gournay-en-Bray pour faire la route ensemble. C'est un équipage de notre classe. On est resté quasiment toute l'aventure ensemble", résume Alexandre Brillant.
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Ce périple dans le désert n'est pas toujours une partie de plaisir. (Image d'illustration)
Pour préserver la voiture, les étudiants choisissent une descente en douceur vers Biarritz, avec des étapes à Amboise puis Bordeaux. Dans le village départ, ils passent les vérifications et livrent leurs colis pour la Croix-Rouge française : "C'est aussi là que l'on dépose les denrées alimentaires pour la Croix-Rouge pour repartir un peu plus léger. Je crois qu'on avait environ 12 kilos", se souvient Alexandre Brillant.
Des routes espagnoles aux dunes marocaines, une 4L mise à rude épreuve
Les contrôles révèlent quelques fragilités : sur conseil des mécaniciens, ils changent deux amortisseurs arrière avant de partir. La tempête Pedro annule le départ officiel, les 4L filent par leurs propres moyens vers l'Espagne, où le froid descend jusqu'à -4 °C. Au port d'Algésiras, la 4L perd de la puissance : "On tournait sur trois cylindres, on avait une grosse perte de puissance. Finalement, on a diagnostiqué une bougie qui avait lâché", explique l'étudiant.
Le ferry passé, cap sur le désert marocain. Après plusieurs heures de piste, Alexandre Brillant et Julien Bance découvrent le premier bivouac : "On est arrivés dans les derniers et en arrivant, on a vu des centaines de 4L. C'est impressionnant, et il n'y en a pas une qui ressemble à une autre", raconte-t-il. Dans les boucles de dunes, la plaque de protection se décroche, obligeant le duo à une soirée complète de bricolage avant une journée de distribution de fournitures scolaires aux enfants.
Une casse moteur en Espagne, mais des souvenirs plein la tête
Sur le chemin du retour, tout s'arrête en Espagne. La 4L se met à fumer, l'huile envahit le liquide de refroidissement : "On fumait blanc, il y avait de l'huile dans le liquide de refroidissement. On n'avait pas les compétences ni les outils pour réparer". La voiture reste sur place, les deux amis rentrent en avion. Pour Alexandre Brillant, l'expérience laisse une trace durable : "On sort vraiment de sa zone de confort. C'est une aventure inoubliable dont on pourra longtemps parler".














