Ce cabriolet Pontiac Trans Am de 1980 dort depuis 40 ans
Oubliée depuis 1988, cette Pontiac Firebird Trans Am cabriolet 1980 signée National Coach Engineering ressurgit aux États‑Unis à 10 000 $. Ce prix attire les collectionneurs, mais cache-t-il un rêve accessible ou un projet dévorant ?
Une Pontiac Firebird Trans Am cabriolet 1980 qui ne démarre pas, oubliée depuis la fin des années 80, peut-elle vraiment valoir 10 000 $ ? Sur les photos de l’annonce américaine, ce Trans Am, décapité par un carrossier spécialisé, affiche la silhouette reconnaissable du coupé mais sans toit fixe, avec une capote repliée derrière les sièges. Sur le papier, c’est un mélange rare de pony car de film et de pièce de collection.
Car General Motors n’a jamais produit de Firebird ou Trans Am décapotable de deuxième génération : pour croiser un tel modèle, il faut passer par les conversions réalisées à l’époque par National Coach Engineering au Michigan. L’exemplaire proposé ici serait, selon le vendeur, le numéro 9 sur 55 cabriolets transformés. Reste à savoir si ce pedigree suffit à faire oublier un état de quasi épave et un long sommeil depuis 1988.
Un rare Pontiac Firebird Trans Am cabriolet 1980 signé National Coach Engineering
La base est bien connue des passionnés : châssis F-body partagé avec la Chevrolet Camaro, caisse autoporteuse, trains simples à l’ancienne. Sur cette Trans Am 1980, le moteur annoncé n’est pas le 4,9 litres turbo d’origine mais un V8 6,6 litres Pontiac récupéré d’un modèle 1979, avec son célèbre capot "shaker". À l’époque, ce bloc étouffé ne donnait qu’environ 185 ch et 320 lb-ft, transmis à une boîte automatique Turbo-Hydramatic à trois rapports.
© Craigslist
Un gros travail de restauration est à prévoir pour l'habitacle.
Les freins à disques aux quatre roues et le pont arrière rigide complètent une fiche technique très fin 70. Les jantes alliage de seconde monte détonnent clairement ; beaucoup préfèrent les roues "snowflake" d’origine ou leurs répliques. Côté structure, National Coach Engineering soudait de lourds renforts entre les sous-châssis avant et arrière pour compenser l’absence de pavillon métallique.
Un projet de restauration complet après près de quarante ans d’immobilisation
Sur cet exemplaire, le vendeur indique que le moteur tourne mais que la voiture ne roule pas. Le compteur affiche environ 90 000 miles et la dernière circulation remonte à 1988, soit à peine huit ans d’usage puis près de quarante ans d’arrêt. Un tel sommeil impose de tout revoir : alimentation, freins, trains roulants, faisceau, sans oublier la capote et son mécanisme.
Bonne nouvelle pour un tel projet de restauration : la communauté Firebird et Camaro reste très active, avec beaucoup de pièces neuves ou refabriquées. La section cabriolet, elle, reste plus délicate. Refaire une structure de toit NCE, ajuster une toile, reprendre tout l’intérieur peut déjà représenter une dépense largement supérieure au prix d’achat si l’on s’appuie sur des professionnels plutôt que sur son propre atelier.
À 10 000 $ ce Pontiac Trans Am cabriolet 1980 est-il bien placé face au marché ?
Face à cela, le tarif de 10 000 $ (environ 10 000 €) reste bien en dessous des autres Trans Am cabriolet NCE roulantes vues autour de 20 000 à 46 000 $ (soit environ 20 000 à 46 000 €) aux États-Unis. De quoi tenter un collectionneur bricoleur en quête d’un cabriolet très rare, quand un acheteur plus classique préférera sans doute payer plus cher une auto déjà utilisable.














