Une erreur au volant d'une Ferrari la transforme en épave dans le tunnel de Monaco

Publié le 4 mars 2026 à 18:30
ferrari 296 gtb

Dimanche, une Ferrari 296 GTB à 400 000 € a terminé disloquée dans le tunnel Louis-II de Monaco, avec une mère et sa fille à bord. Derrière ce crash spectaculaire, les enquêteurs s’interrogent sur la vitesse et sur cette portion déjà marquée par une série noire.

Dans le tunnel Louis-II à Monaco, une promenade en famille s’est terminée par un fracas de carbone et de métal. Dimanche 1er mars 2026, vers 15 heures, une Ferrari 296 GTB estimée à près de 400 000 € a fini encastrée dans une rambarde, roue arrachée, dans cette portion emblématique du circuit du Grand Prix selon Nice-Matin. Un accident spectaculaire qui rappelle la fragilité de ces supercars en milieu urbain.

La conductrice, propriétaire du coupé hybride, circulait avec sa fille mineure lorsque le véhicule est devenu incontrôlable après un freinage brutal. Toutes deux ont été transportées à l’hôpital pour des examens de contrôle, leurs blessures étant décrites comme légères. Cet accident de Ferrari dans le tunnel de Monaco renforce pourtant un sentiment de déjà-vu chez les riverains, tant cette portion souterraine accumule les drames récents.

Accident de la Ferrari 296 GTB dans le tunnel Louis-II : ce que l’on sait

Selon les premiers éléments, la Ferrari 296 GTB roulait en direction du port Hercule lorsqu’un freinage appuyé, au cœur du tunnel Louis-II, a provoqué une violente dérobade de l’arrière. La supercar a violemment percuté la barrière latérale ; sous le choc, la roue arrière droite s’est détachée et des morceaux de carrosserie ont été projetés sur la chaussée. Les images, très partagées sur les réseaux sociaux, montrent un bolide presque méconnaissable.

Ce modèle de berlinette hybride rechargeable affiche pourtant une avalanche de chiffres impressionnants : environ 830 ch, plus de 330 km/h en pointe et un 0 à 100 km/h avalé en 2,9 secondes. Dans un tunnel urbain limité à la vitesse de ville, la moindre erreur de trajectoire ou de dosage de frein peut transformer ce concentré de technologie en épave en quelques mètres seulement.

Vitesse excessive et enquête en Principauté de Monaco

Les policiers monégasques ont rapidement dépisté l’automobiliste : aucun signe d’alcool ni de stupéfiants n’a été relevé. Les enquêteurs privilégient pour l’instant l’hypothèse d’une vitesse excessive, une procédure pour "blessures involontaires" ayant été ouverte. Les enregistrements de la vidéosurveillance, renforcée en 2024 par l’installation de neuf caméras supplémentaires dans le tunnel Louis-II, doivent permettre de reconstituer précisément la trajectoire et la vitesse du véhicule avant l’impact.

Dans ce type d’environnement fermé, l’adhérence de la route peut changer vite avec la lumière, l’humidité ou les dépôts d’huile. Sur une voiture de 830 ch capable de passer de 0 à 100 km/h en 2,9 secondes, un freinage trop brutal déplace violemment le poids vers l’avant et peut entraîner un tête-à-queue, même si l’ABS et l’ESP tentent de rattraper la trajectoire.

Tunnel Louis-II, supercars et série noire d’accidents

Le tunnel Louis-II est l’un des passages les plus célèbres du circuit du Grand Prix de Monaco. Les murs rapprochés, l’écho des moteurs et la courbe en sortie séduisent les conducteurs de supercars, nombreux dans la Principauté, mais les dernières années en font une vraie zone accidentogène. Au printemps 2023, trois personnes y ont perdu la vie dans un choc à 156 km/h avec un conducteur alcoolisé et sous cocaïne ; à l’automne 2024, une Ferrari a percuté un taxi, broyant la rotule du chauffeur et entraînant 63 jours d’incapacité totale de travail, avant d’autres sorties de route moins graves.

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