Vous aimez réparer votre voiture ? BMW a la pire nouvelle pour les mécanos amateurs !
BMW serait sur le point d’inventer des vis… impossibles à dévisser ! Serait-ce la fin du DIY automobile et la galère des passionnés ?
Réparer soi-même sa voiture pourrait bientôt devenir mission impossible. BMW vient de déposer un brevet pour une vis au design inédit, intégrant son logo en guise d’empreinte. De quoi verrouiller l’accès aux bricoleurs et concentrer les réparations dans les ateliers agréés.
Une vis stylée, mais verrouillée
Chez BMW, l’attention au détail est une seconde
nature. Mais cette fois, le souci de l’esthétique pourrait bien se
heurter à la réalité des mécanos du dimanche. Le constructeur
allemand a récemment déposé un brevet auprès de l’OMPI (Organisation Mondiale de la
Propriété Intellectuelle) pour une vis dont la tête est
moulée à l’image du logo BMW. Avec lettrage complet et
cerclage.
Fini les empreintes Torx, Phillips ou Allen : place à une tête de
vis unique, dont l’accès nécessiterait un outil sur mesure… Que BMW
ne compte pas rendre disponible au grand public. Derrière cette
innovation au premier abord anodine se cache une intention
claire.
À savoir, empêcher toute intervention non
autorisée sur certains composants sensibles. La marque
souhaite ainsi protéger l’intégrité de ses véhicules, mais
aussi limiter les modifications ou réparations non officielles.
En clair : sans l’outil spécifique à BMW, impossible de retirer ou
revisser ces fixations. Même pour une intervention
mineure. Il faudra alors passer obligatoirement par un
atelier agréé. Avec tout ce que cela implique en termes de coûts et
de délais.
Des pièces qui pourraient rester dans les tiroirs ?
Pour l’instant, BMW n’a pas confirmé l’arrivée en
série de ces vis verrouillées. Selon les premiers éléments
du brevet, elles pourraient être utilisées principalement à
l’intérieur de l’habitacle, sur les garnitures, les sièges
ou la console centrale. Mais rien ne dit que ce système sera
généralisé à l’ensemble du véhicule.
D’autant que tous les brevets déposés ne finissent pas sur
des modèles de production. Il s’agit peut-être aussi d’un
moyen pour BMW de protéger une idée ou d’anticiper une tendance de
verrouillage déjà bien amorcée dans l’industrie.
Avec cette vis impossible à démonter sans autorisation, BMW
accentue la fracture entre constructeurs et
passionnés. Le « Right to Repair », ou droit
à la réparation, fait déjà débat dans de nombreux pays. Ce brevet
pourrait relancer les discussions sur l’accessibilité des pièces et
la liberté d’entretien.
Pour les puristes et les bricoleurs, c’est un nouveau signal
d’alarme. Les voitures modernes deviennent de plus en plus
fermées. Tant sur le plan logiciel que mécanique.
Avec
ce type d’innovation, la frontière entre protection de la marque et
verrouillage commercial devient floue. Une vis siglée BMW ? L’idée
a du style. Mais si elle empêche de changer un simple
élément de console sans passer à l’atelier,
alors c’est la fin de l’entretien maison.
Et pour de nombreux passionnés, cela revient à poser une question simple : à qui appartient vraiment la voiture une fois qu’on l’a achetée ?















