À peine sortie de chez Ferrari, cette 296 Speciale vaut déjà près de quatre fois son prix neuf
L’une des premières Ferrari 296 Speciale livrées aux États-Unis se retrouve déjà sur le marché de l’occasion. Affichée à 1,65 million d’euros, elle coûte presque quatre fois son prix de base.
À peine la Ferrari 296 Speciale a-t-elle commencé à arriver chez ses premiers propriétaires qu’un exemplaire se retrouve déjà sur le marché américain de l’occasion. Il s’agit d’un modèle de 2026, presque neuf avec seulement 250 miles (environ 400 km) au compteur, proposé à près de 1,9 million de dollars, soit environ 1,65 million d’euros. Pour une auto que beaucoup n’ont encore vue qu’en photo, la mise à prix donne le ton.
Cette 296 Speciale serait le tout premier exemplaire référencé en occasion aux États-Unis. Commandée neuve, livrée, puis déjà remise en vente, elle cristallise les conversations : comment une voiture sortie d’usine en 2026 peut-elle s’afficher à environ quatre fois son prix catalogue ? Simple effet de rareté ou symptôme d’une spéculation débridée sur les séries spéciales Ferrari, la question agite les passionnés.
Une Ferrari 296 Speciale quasi neuve chez un concessionnaire californien
La voiture est proposée à la vente en Californie, chez Porsche San Luis Obispo. L’annonce décrit un coupé de 2026 identifié par son numéro de châssis ZFF13DLA4T0330737, affichant à peine plus de 400 km. Autrement dit, une auto presque neuve plus qu’une vraie "occasion", qui a surtout roulé pour être livrée, présentée, puis photographiée.
Visuellement, cette 296 Speciale joue la carte du contraste. Carrosserie noir brillant avec filets rouges, jantes forgées blanches laissant apparaître des étriers de freins rouges, énorme diffuseur arrière qui signe le côté circuit. À bord, le thème noir et rouge se poursuit avec beaucoup d’Alcantara et de cuir, ponctués de nombreux inserts en fibre de carbone. Tout est configuré pour attirer l’œil autant que pour rappeler les ambitions sportives du modèle.
296 Speciale : la nouvelle série spéciale Ferrari obsédée par la performance
Techniquement, la 296 Speciale reprend la base de la 296 GTB, mais en repoussant les curseurs. Son V6 3,0 litres biturbo, associé à un moteur électrique, développe une puissance combinée d’environ 880 ch. Ferrari annonce un 0 à 100 km/h en 2,8 s et une vitesse maximale au-delà de 330 km/h, avec un appui aérodynamique en hausse d’environ 20 % par rapport à la GTB, jusqu’à 435 kg à 250 km/h.
Sur le circuit de Fiorano, terrain de jeu historique de la marque, la 296 Speciale a signé un temps d’environ 1 min 19 s, soit près de deux secondes de mieux qu’une 296 GTB très affûtée, avec un chrono proche de celui d’une SF90 Stradale. Présentée au printemps 2025, livrée à partir de 2026 et réservée en priorité à une clientèle Ferrari déjà bien installée, elle fait partie de ces séries spéciales produites sur une période limitée et très vite épuisées.
1,9 million de dollars : ce que révèle ce tarif sur le marché US
Aux États-Unis, le prix de base officiel d’une 296 Speciale tourne autour de 475 000 à 500 000 dollars (entre 410 000 et 430 000 euros). Même en cochant largement les options, on reste normalement bien en dessous du million. L’exemplaire californien, affiché 1 895 888 dollars (environ 1,65 million d'euros) auxquels s’ajoutent 85 dollars de frais, représente donc près de quatre fois le prix de base et plus de 1,4 million de dollars (environ 1,2 million d'euros) de surcote pour une voiture presque neuve. À titre de comparaison, des modèles comme les 458 Speciale ou 488 Pista ont vu leurs prix doubler, parfois un peu plus, mais pas quadrupler en quelques mois seulement.
Sur les forums de passionnés, beaucoup voient dans ce cas l’illustration d’un "flip" express : un premier propriétaire obtient une allocation très convoitée, roule à peine, puis revend à un intermédiaire qui tente sa chance très haut sur le marché. Pour un acheteur potentiel séduit par cette 296 Speciale, la grille de lecture passe par la provenance (client d’origine, historique limpide), la présence d’une garantie ou d’une certification Ferrari, l’état des pneus et des freins carbone, mais aussi par une réflexion honnête sur son but : voiture plaisir à garder, ou pari spéculatif sur un marché qui peut se retourner.














