Dakar 2026 - Sébastien Loeb : "Je n'ai pas de porteurs d'eau chez Dacia"

Publié le 9 décembre 2025 à 10:00
Mis à jour le 16 décembre 2025 à 17:38
Dakar 2026 - Sébastien Loeb : "Je n'ai pas de porteurs d'eau chez Dacia"

Sport Auto a rencontré Sébastien Loeb pour prendre le pouls de ses ambitions à la veille du Dakar 2026 au volant du Dacia Sandrider.

Sébastien Loeb vaincra-t-il enfin le signe indien sur le Dakar ? Cette dixième participation au plus célèbre des rallye-raids sera-t-elle la bonne pour celui qui court après la victoire au général depuis près d'une décennie ?

Dakar 2026 : Sébastien Loeb vaincra-t-il le signe indien ?

On se souvient qu'en janvier 2025, l'Alsacien et son désormais ex-copilote Fabian Lurqin étaient partis à la faute au 12ème km de l'Etape 3. Si le duo était sorti indemne d'une belle série de cabrioles, le Sandrider  n'avait pu en dire autant.
A l'arrivée du parcours (avec un retard considérable), Loeb et Lurquin avaient toutefois dû renoncer après une inspection de la FIA. Pour Loeb, il s'agissait du troisième abandon sur le Dakar après les éditions 2018 et 2021.
En dehors d’une 9ème place à ses débuts en 2016, le nonuple champion WRC (rejoint au palmarès par Ogier) avait toujours figuré sur le podium avec une 2ème position en 2017 puis en 2022 et 2023, sans oublier une 3ème place en 2019 et 2024.
Un an plus tard, le légendaire pilote français affiche comme toujours une ambition teintée de prudence pour sa deuxième apparition dans les steppes d'Arabie saoudite au sein de l'armada de Dacia. Avec une nouveauté : une quatrième voiture aux mains de Lucas Moraes et Dennis Zenz. De quoi faire renforcer les possibilités de stratégie ?

Sébastien Loeb : "Je n'ai pas trois porteurs d'eau chez Dacia"

"Les autres voitures ne roulent pas forcément pour moi, tempère Loeb dans le cadre d'une conférence de presse organisée par son nouveau partenaire France Pare-Brise à laquelle Sport Auto a participé en ce mardi 9 décembre. Personne dans l'équipe n'est porteur d'eau de personne. En début de rallye, chaque équipage a les mêmes chances. Après, ce qui se dessine, se dessine : si une seule voiture reste dans la bagarre, et que les trois autres ont perdu cinq heures, elles se mettront un peu au service de celle qui peut jouer la victoire.
Mais ça peut aller aussi dans l'autre sens, et que je me mette au service d'un équipier. Rien n'est défini à l'avance, et avoir une quatrième voiture ne change rien à l'équation. Ce qui compte, c'est être devant, mais aussi arriver au bout sans gros problèmes.
L
es écarts ont beau être serrés, gagner des spéciales n'est pas toujours une garantie de victoire au général. Tout simplement parce qu'aujourd'hui, on perd parfois plus le lendemain par rapport à ce qu'on a gagné la veille, rien qu'en ouvrant la piste. La clé est surtout d'être dans le bon rythme, et de faire une course propre. Mais je n'ai pas trois porteurs d'eau chez Dacia."

Sébastien Loeb : "Plus de sérénité" avec son nouvel équipier

Mi-octobre, Loeb et son nouveau navigateur Edouard Boulanger, échangé avec son équipier de chez Dacia Nasser Al-Attiyah, frappaient fort en remportant le Rallye du Maroc en conclusion du Championnat du monde des Rallyes-Raids.
"On ne pouvait pas mieux se préparer qu'en gagnant au Maroc, déclare Loeb. C'est le rallye de la saison qui rassemble le plus au Dakar, ça met en confiance et tout s'est bien passé avec le nouveau copilote.
Cela nous ouvre aussi les yeux sur l'intensité de la lutte à venir : en spéciales, les écarts étaient presque inexistants, on se bagarrait à la seconde, on ne pouvait pas se permettre de perdre cinq minutes.
Cela démontre à quel point les autres sont là. Au Dakar, il faudra être sage, sans perdre de temps, et être dans le bon wagon en permanence."
Bien que la collaboration avec Boulanger soit encore fraîche, la prestation marocaine a déjà permis de dégager des premiers constats. "Il y a plus de sérénité dans la voiture, moins de stress, confesse Loeb. Cela reste plus posé, avec moins de communication. Ce qui me laisse plus de temps pour moi, pour me concentrer sur le pilotage. La base reste la même, mais c'est une façon de faire un petit peu différente, c'est positif."

>> Retrouvez la deuxième partie de notre rencontre avec Sébastien Loeb ici sur Sport Auto

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