Il y a 40 ans : Daniel Balavoine et le Dakar, une passion foudroyée
Entre Daniel Balavoine et le Dakar, l'histoire d'amour a duré trois participations. Flash-back sur ce chapitre sportif de la carrière du chanteur, 40 ans après son décès tragique sur une dune africaine.
Le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine perdait la vie dans un accident d'hélicoptère sur le parcours du Paris-Dakar. Le chanteur, dont le souvenir et les chansons restent vivaces dans le coeur de bien des Français, était aussi un passionné d'automobile et participa à trois reprises au célèbre rallye-raid.
1983 et 1985 : malchance et électro-choc et top 30
La première apparition de Daniel Balavoine sur
les pistes de l'épreuve remonte à 1983. Féru de
sports moteurs, l'auteur-compositeur, âgé de 30
ans, prend le départ en tant que co-pilote de Thierry
Deschamps sur une Datsun Patrol (n°202).
Hélas pour le duo, la mécanique leurs joue des tours dès la
première étape et Balavoine doit mettre pied à terre, se
contentant de suivre la caravane du rallye comme
accompagnant. Ce qu'il découvre de
l'Afrique (le Dakar traversait pour la première
fois le désert du Ténéré, dans le sud-Sahara) le laisse
profondément marqué. Sa confrontation à la
famine et l'extrême pauvreté des
populations locales est le point de départ de son
engagement humanitaire sur le continent.
Après
une année de break, Balavoine fait son retour dans la liste des
engagés, cette fois avec Jean-Luc Roy. Les deux
compères s'alignent sur une Toyota FJ60 (n°220)
qu'ils se relaient pour piloter (comme ils l'expliquent dans la
vidéo ci-dessous), Roy assurant la majeure partie
des spéciales, là où le chanteur se charge surtout des
liaisons. Ils terminent à une très belle 30ème
place au général.
1986 : engagement humanitaire avant le drame
S'il ne participe pas en tant que concurrent cette année-là,
Balavoine est bien de la partie sur la caravane du
Dakar, cette fois en tant qu'ambassadeur de
Paris du cœur pour l'opération
"Pompes à eaux pour l'Afrique". Cette action
humanitaire a été rendue possible grâce à
"Action Ecoles", fondée en France par
plusieurs personnalités de la chanson afin de lever des
fonds en faveur de l'Afrique.
Balavoine supervise
plusieurs opérations dans des villages, comme
l'installations de pompes à eau pour aider à la culture du riz,
tout en réalisant reportages et chroniques pour relayer la
réalité du terrain auprès des médias en
France.
Le 14 janvier 1986, il se trouve dans un
hélicoptère en compagnie de Thierry Sabine, le
fondateur du rallye, et de trois autres personnes, dont le pilote
de l'appareil, en route vers le bivouac de la 14ème
étape.
Retardé dans leur programme initial par une
journée chargée, entre négociations avec les autorités
maliennes au sujet de l'opération humanitaire et
coup d'envoi d'un match de football local,
l'appareil évolue dans une météo très difficile.
Alors que la nuit est tombée, le pilote, François-Xavier
Bagnoud, vole le plus près possible du sol afin
d'éviter les brusques bourrasques de vent et d'y
voir plus clair. Hélas, l'avant des patins de l'appareil heurte le
sommet d'une dune et part dans une violente série de
tonneaux fatale à tous ses occupants. C'était il y a
40 ans.
Retrouvez ci-dessous un document d'archives de l'INA où l'on retrouve Balavoine et son équipier Jean Luc Roy, interviewés par les équipes d'Antenne 2 avant leur participation au Paris-Dakar 1985.
Sources : Archives INA, Le Figaro















