F1 : qui est le nouveau patron d'Audi, un ancien de chez Red Bull ?
Audi confie son avenir en Formule 1 à un ex de chez Red Bull : Jonathan Wheatley. C’est donc un passionné d’auto qui prend les commandes.
Alors qu’Audi se prépare à faire son entrée très attendue en Formule 1 pour la saison 2026, la marque aux Anneaux annonce un choix fort. C’est Jonathan Wheatley, ancien cadre emblématique de Red Bull, qui dirigera le projet. Portrait d’un passionné de mécanique devenu stratège de haut niveau.
Un vrai mécano aux commandes du projet Audi en F1
L’annonce a surpris, mais elle fait sens.
Audi, qui rejoindra officiellement la grille de Formule 1
en 2026, a décidé de confier les rênes de son écurie à
Jonathan Wheatley, un homme dont
le parcours illustre à lui seul l’évolution du sport automobile
moderne. Loin d’être un simple directeur d’équipe en
costume-cravate, Wheatley est avant tout un homme de
garage, un vrai.
Tout commence dans les années 1990 chez Benetton, où il débute
comme jeune mécanicien. Avant de gravir les échelons
jusqu’au poste de chef mécanicien. Il y décroche deux
titres mondiaux, puis suit naturellement l’évolution de l’écurie
vers Red Bull Racing, où il devient directeur sportif et joue un
rôle crucial dans la domination de l’équipe aux côtés de
Christian Horner.
Si son CV impressionne, la passion de Wheatley est
encore plus éloquente. Fils de pilote amateur, il découvre très tôt
l’univers des moteurs. À neuf ans, il vérifie déjà la pression des
pneus de la voiture familiale. À l’adolescence, il démonte,
répare et comprend les moindres détails de ses karts.
Alors, pourquoi ne pas faire la même chose en F1 ? Et aujourd’hui
encore, il entretient lui-même ses voitures classiques,
dont une Porsche 911 de 1967,
achetée car elle partage son mois et année de naissance.
De Red Bull à Audi via Sauber : une trajectoire logique
Son attachement à Audi ne date pas d’hier.
Dans un entretien, il confiait avoir été marqué dès
l’enfance par l’ère Quattro du Groupe B.
Cette époque où les flammes jaillissaient des échappements et où
les Audi dominaient les forêts des rallyes. « Voir ces voitures
dans la boue, rugir en pleine forêt, c’est ce qui m’a donné envie
de faire ce métier », résume-t-il.
Après son départ de Red Bull en fin 2024, Wheatley n’a pas
tardé à rejoindre Sauber, la structure
qui sert de base au futur team Audi. En tant que directeur
d’écurie, il a accompagné les premiers pas de la transformation,
préparant en coulisses l’arrivée officielle des Anneaux en
F1.
Audi n’a pas choisi un simple manager, mais un homme de terrain.
Passionné, polyvalent, capable de comprendre autant les
ingénieurs que les mécaniciens. Et qui connaît la pression
des paddocks comme personne. Avec lui, l’ambition d’Audi ne fait
aucun doute. Il s’agira non seulement de bien figurer dès la
première saison. Mais aussi de bâtir une structure
compétitive et durable.
Une vision pragmatique et authentique de l’automobile
Là où certains dirigeants misent sur les chiffres,
Wheatley met en avant le plaisir de conduire. Au quotidien, il
alterne entre une Audi RS6, qu’il juge « presque
trop performante pour être vraiment engageante », et
une Audi Quattro classique, qu’il utilise
même en hiver d'ailleurs. Pour lui, une voiture se vit, se conduit,
se salit.
« J’aime réparer, améliorer, comprendre ce que je conduis. Et
parfois, dans une époque où tout va trop vite, juste conduire une
vieille voiture dans la neige, c’est une vraie forme de liberté
», confie-t-il. Un état d’esprit alors en phase avec
l’ADN Audi, alliant ingénierie de précision et passion
pure.
Jonathan Wheatley est bien plus qu’un ancien de Red Bull F1.
C’est un constructeur de projets, un homme qui sait
rassembler des talents, optimiser les ressources et
insuffler une culture de la performance sans sacrifier l’humain.
Pour Audi, il incarne le lien parfait entre tradition et modernité.
Entre rigueur allemande et esprit de compétition.
Si Audi veut s’imposer rapidement en Formule 1,
elle vient de s’assurer l’un des meilleurs atouts du
paddock. Avec Wheatley aux commandes, l’avenir s’annonce
prometteur... Et passionné.















