F1 : qui est le nouveau patron d'Audi, un ancien de chez Red Bull ?

Publié le 12 janvier 2026 à 14:00
F1 - Un "gros poisson" quitte Red Bull pour prendre les rênes... d'Audi !

Audi confie son avenir en Formule 1 à un ex de chez Red Bull : Jonathan Wheatley. C’est donc un passionné d’auto qui prend les commandes.

Alors qu’Audi se prépare à faire son entrée très attendue en Formule 1 pour la saison 2026, la marque aux Anneaux annonce un choix fort. C’est Jonathan Wheatley, ancien cadre emblématique de Red Bull, qui dirigera le projet. Portrait d’un passionné de mécanique devenu stratège de haut niveau.

Un vrai mécano aux commandes du projet Audi en F1

L’annonce a surpris, mais elle fait sens. Audi, qui rejoindra officiellement la grille de Formule 1 en 2026, a décidé de confier les rênes de son écurie à Jonathan Wheatley, un homme dont le parcours illustre à lui seul l’évolution du sport automobile moderne. Loin d’être un simple directeur d’équipe en costume-cravate, Wheatley est avant tout un homme de garage, un vrai.
Tout commence dans les années 1990 chez Benetton, où il débute comme jeune mécanicien. Avant de gravir les échelons jusqu’au poste de chef mécanicien. Il y décroche deux titres mondiaux, puis suit naturellement l’évolution de l’écurie vers Red Bull Racing, où il devient directeur sportif et joue un rôle crucial dans la domination de l’équipe aux côtés de Christian Horner.
Si son CV impressionne, la passion de Wheatley est encore plus éloquente. Fils de pilote amateur, il découvre très tôt l’univers des moteurs. À neuf ans, il vérifie déjà la pression des pneus de la voiture familiale. À l’adolescence, il démonte, répare et comprend les moindres détails de ses karts.
Alors, pourquoi ne pas faire la même chose en F1 ? Et aujourd’hui encore, il entretient lui-même ses voitures classiques, dont une Porsche 911 de 1967, achetée car elle partage son mois et année de naissance.

De Red Bull à Audi via Sauber : une trajectoire logique

Son attachement à Audi ne date pas d’hier. Dans un entretien, il confiait avoir été marqué dès l’enfance par l’ère Quattro du Groupe B. Cette époque où les flammes jaillissaient des échappements et où les Audi dominaient les forêts des rallyes. « Voir ces voitures dans la boue, rugir en pleine forêt, c’est ce qui m’a donné envie de faire ce métier », résume-t-il.
Après son départ de Red Bull en fin 2024, Wheatley n’a pas tardé à rejoindre Sauber, la structure qui sert de base au futur team Audi. En tant que directeur d’écurie, il a accompagné les premiers pas de la transformation, préparant en coulisses l’arrivée officielle des Anneaux en F1.
Audi n’a pas choisi un simple manager, mais un homme de terrain. Passionné, polyvalent, capable de comprendre autant les ingénieurs que les mécaniciens. Et qui connaît la pression des paddocks comme personne. Avec lui, l’ambition d’Audi ne fait aucun doute. Il s’agira non seulement de bien figurer dès la première saison. Mais aussi de bâtir une structure compétitive et durable.

Une vision pragmatique et authentique de l’automobile

Là où certains dirigeants misent sur les chiffres, Wheatley met en avant le plaisir de conduire. Au quotidien, il alterne entre une Audi RS6, qu’il juge « presque trop performante pour être vraiment engageante », et une Audi Quattro classique, qu’il utilise même en hiver d'ailleurs. Pour lui, une voiture se vit, se conduit, se salit.
« J’aime réparer, améliorer, comprendre ce que je conduis. Et parfois, dans une époque où tout va trop vite, juste conduire une vieille voiture dans la neige, c’est une vraie forme de liberté », confie-t-il. Un état d’esprit alors en phase avec l’ADN Audi, alliant ingénierie de précision et passion pure.
Jonathan Wheatley est bien plus qu’un ancien de Red Bull F1. C’est un constructeur de projets, un homme qui sait rassembler des talents, optimiser les ressources et insuffler une culture de la performance sans sacrifier l’humain. Pour Audi, il incarne le lien parfait entre tradition et modernité. Entre rigueur allemande et esprit de compétition.
Si Audi veut s’imposer rapidement en Formule 1, elle vient de s’assurer l’un des meilleurs atouts du paddock. Avec Wheatley aux commandes, l’avenir s’annonce prometteur... Et passionné.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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