Ferrari veut faire de vous un pilote grâce à un nouveau volant à vecteur de couple
Un volant qui vous transforme en pilote professionnel ? C’est la nouvelle invention de Ferrari pour améliorer le plaisir de conduite.
Et si vous décidiez du comportement de chaque roue de votre Ferrari, comme un ingénieur en F1 ? C’est exactement ce que Ferrari imagine avec un nouveau brevet de volant ultra-technique. Un système qui vous permettrait désormais de gérer manuellement la répartition du couple. Rien que ça.
Du vectoriel au bout des doigts chez Ferrari
Repéré par nos confrères de CarBuzz,
ce brevet déposé en avril 2024 révèle un concept encore
jamais vu sur une voiture de route. Ferrari travaille sur
un volant de type F1 qui permettrait alors au conducteur de
répartir le couple sur chaque roue. En clair, un vecteur de couple
manuel, où vous auriez la main sur ce que fait la voiture dans les
virages.
Le système fonctionnerait grâce à des poignées ajustables
intégrées au volant, activables de différentes manières
selon la version. Rotation, translation ou pression. En manipulant
la partie mobile, vous pourriez donc injecter du couple sur une
roue spécifique. Cela pour ainsi corriger un survirage ou initier
un drift parfaitement contrôlé.
Oui, Ferrari veut ainsi que vous deveniez un as du
pilotage… Sans avoir alors besoin d’un coach. Le brevet
décrit quatre types de volants, tous très proches de ceux utilisés
en compétition. Le style rappelle le volant de la Ferrari
499P Modificata, la
version circuit-client de la voiture victorieuse aux 24 Heurs du Mans.
On retrouve les classiques manettino, témoins de changement de
rapport, et même les clignotants. Preuve qu’une homologation route
est envisagée par Ferrari.
Dieu du drift (ou apprenti crash-testeur)
L’idée est simple : transférer l’ADN de la 499P dans les
Ferrari de route, mais avec un vrai rôle pour le
conducteur, pas juste des assistances automatiques. Ce
système n’est pas qu’un gadget.
Ferrari précise que ce volant permettrait à un pilote expérimenté
de choisir la quantité de survirage ou de sous-virage. Voire,
d’engager un drift volontairement. Un vrai simulateur de
pilotage… Sauf que c’est une vraie voiture, sur une vraie
route.
Évidemment, Ferrari pense aussi aux moins aguerris. Des verrous de
sécurité empêcheraient les activations accidentelles, et le système
pourrait être désactivé. Quand le brevet a été déposé,
aucun modèle de série ne semblait pouvoir accueillir ce type de
technologie. Mais depuis, plusieurs candidats sont
apparus.
Notamment la Ferrari F80, remplaçante hybride
de la LaFerrari, n’en est pas équipée
pour l’instant.
La prochaine Ferrari Elettrica, 100% électrique et dotée de quatre
moteurs, semble parfaitement adaptée à cette technologie.
Avec 1.200 chevaux annoncés et un couple vectorisé sur chaque roue,
elle pourrait bien devenir la première GT Ferrari à
proposer un tel volant. Même si l’Elettrica sera plus une GT qu’une
pistarde, cette architecture pourrait très vite se
retrouver dans des modèles plus radicaux.
Un volant pour gérer vous-même la répartition de
couple sur les roues ? C’est à la fois audacieux et
fascinant. Ferrari ne veut pas juste faire des voitures rapides.
Elle veut faire de vous un meilleur pilote.
Et si le
système est bien calibré, cela pourrait devenir une révolution pour
les voitures sportives hautes performances. À condition, bien sûr,
que les clients sachent s’en servir…















