Ce Mercedes G 63 AMG unique au monde est le fruit de 4 ans de travail

Publié le 4 avril 2026 à 18:30
Mis à jour le 4 avril 2026 à 19:53
g63 amg

Transformé en manifeste roulant, le Carlex G-Falcon pousse le Mercedes-AMG G 63 bien au-delà du simple luxe. Mais que cache vraiment ce SUV à 2,7 millions de dollars façonné pendant quatre ans ?

Dans la galaxie des préparations sur base de 4x4 de luxe, le Carlex G-Falcon joue dans une catégorie à part. Parti d’un simple SUV allemand, le Mercedes-AMG G 63, ce projet polonais s’est transformé en sculpture roulante, pensée pour un seul client et une seule histoire, celle du faucon et du désert.

Derrière cette pièce unique se cache un Mercedes-AMG G 63, premier chapitre d’une collection baptisée "One of One". Quatre années entières de travail, un prix estimé à environ 2,7 millions de dollars, soit près de 2,5 millions d’euros, et un unique exemplaire livré à un collectionneur des Émirats arabes unis : reste à comprendre ce que raconte vraiment ce G-Falcon.

Carlex G-Falcon : du G 63 de série au manifeste One of One

Carlex Design, préparateur basé en Pologne, a choisi la Classe G comme base de laboratoire pour son programme One of One : des voitures produites à un seul exemplaire, chacune liée à un thème culturel. Pour le G-Falcon, la fauconnerie du Golfe sert de fil rouge, jusqu’à une présentation aux côtés du fusil VO Falcon lors d’un salon de chasse à Abu Dhabi.

L'intérieur du Mercedes G 63 © Carlex

De l'intérieur à l'extérieur, rien n'a été laissé au hasard.

Le chiffre qui frappe est celui du temps. Il a fallu 4 ans de travail pour mener à bien ce projet, depuis les premiers croquis jusqu’à la livraison. Le toit a concentré l’essentiel de l’effort, avec environ 42 mois et près de 5 800 heures de gravure à la main, menées comme un travail de bijoutier plus que de carrossier classique.

Un toit gravé et une peinture à la poussière de diamant

Élément le plus spectaculaire, le toit gravé à la main reçoit un relief représentant un faucon entouré de motifs ornementaux. Un panneau métallique a été ajouté sur le pavillon d’origine, puis sculpté, poli, rehaussé de touches d’or. Selon l’angle et la lumière, le dessin paraît presque vivant, transformant la silhouette cubique du G 63 en véritable bas-relief roulant.

La carrosserie pousse la démesure encore plus loin avec une peinture intégrant environ 1 kg de poussière de diamant, protégée par dix-sept couches de vernis appliquées et brossées à la main. Passages de roues, boucliers et jupes latérales en carbone élargissent le G, tandis que les jantes de 24 pouces forgées, dotées de centres flottants, achèvent de l’éloigner du 4x4 d’usine sans le rendre méconnaissable.

Un intérieur de joaillier et un V8 AMG préservé

À l’intérieur, l’ambiance oscille entre cockpit de supercar et cabinet de curiosités. Le cuir naturel est patiné à la main, chaque siège affichant ses nuances propres. Les inserts ne sont pas en alu brossé mais en métaux précieux, argent massif et éléments dorés, avec des gravures reprenant le thème du faucon. Certains détails, comme les verrous de porte en forme de serre tenant une sphère, relèvent clairement du travail de joailler.

Côté technique, Carlex a choisi de conserver le V8 biturbo 4,0 litres de la G 63 dans sa configuration d’origine, soit 585 ch et 850 Nm, pour un 0 à 100 km/h autour de 4,5 s. Pas de préparation moteur, afin d’éviter les casse-tête d’homologation et de fiabilité. La différence de prix avec un G 63 neuf, vendu autour de 190 000 euros, se joue donc presque entièrement sur les heures d’artisanat, les matériaux et le statut d’objet de collection absolument unique.

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