BAIC BJ81 : le 4x4 qui fusionne l’esprit du Wrangler et du Classe G

Publié le 21 mars 2026 à 07:00
bj81

Annoncé avant le Salon de Pékin, le BAIC BJ81 affiche un look de Jeep Wrangler croisé avec une Mercedes G-Class. Derrière cette silhouette de baroudeur, ce 4x4 chinois cache une mécanique bien plus modeste qu’il n’y paraît...

Au premier coup d’œil, le BAIC BJ81 donne l’impression de croiser une star de cinéma dans une rue de Pékin. On croit reconnaître un Jeep Wrangler, puis une Mercedes-Benz Classe G, avant de remarquer un arrière façon Defender. Ce 4x4 chinois joue à fond la carte du déjà-vu, au point de dérouter les passionnés.

BAIC BJ81 : le 4x4 chinois qui singe Wrangler et Classe G

Présenté en images officielles avant une première apparition au Salon de Pékin, il remplace le BJ80 dans la gamme du constructeur chinois BAIC. Sauf que cette fois, la vraie surprise n’est pas dans la carrosserie, mais bien sous le capot.
De face, le BAIC BJ81 affiche une silhouette très carrée, haute sur pattes, avec un capot plat qui évoque immédiatement les gros 4x4 old school. La calandre à cinq barrettes verticales encadrée par des phares ronds rappelle clairement un Wrangler, tandis que le pare-chocs massif et les protections renforcent l’idée d’un vrai baroudeur.
Sur les côtés, les ailes élargies, les marchepieds tubulaires, les jantes argentées et les étriers de frein rouges donnent des airs de G-Class préparée façon AMG. À l’arrière, on retrouve une porte de coffre en deux parties, une grosse roue de secours fixée en extérieur et des feux qui font penser à un Land Rover Defender. Bref, tout semble raconter la même histoire, qu'il est pour la piste.

Sous le capot, un petit 1.5 hybride à prolongateur d’autonomie

En ouvrant le capot, changement total d’ambiance. Au lieu d’un gros V6 ou d’un V8 tonitruant, le BJ81 doit recevoir un moteur essence 1,5 litre quatre cylindres associé à un hybride à prolongateur d’autonomie. Dans ce schéma, le bloc thermique sert surtout à produire de l’électricité pour recharger la batterie, tandis que la traction repose principalement sur le ou les moteurs électriques.
Aucun chiffre de puissance n’a encore été communiqué, mais tout indique que ce 4x4 ne cherche pas à rivaliser avec les versions les plus musclées d’un Wrangler ou d’un G 63. L’idée est plutôt de conserver le look viril et les gros pneus, tout en réduisant la consommation et la facture de carburant. Une réponse directe à ces conducteurs qui rêvent d’un 4x4 "de film" sans assumer le budget carburant qui va avec.
Visuellement, le BJ81 aligne tous les codes du franchisseur sérieux : garde au sol généreuse, pare-chocs costauds, roue de secours prête à servir. Certaines versions militaires dérivées de la plateforme montrent que BAIC sait faire du très robuste. Reste une inconnue majeure pour la version civile hybride : le couple disponible et la gestion de l’énergie seront-ils suffisants quand la piste devient vraiment cassante. Ce modèle raconte surtout une tendance de fond : même les 4x4 qui ressemblent à des icônes de raids désertiques glissent vers l’électrification.

BAIC mélange un style inspiré des légendes occidentales avec une mécanique pensée pour l’autonomie et l’usage quotidien, d’abord pour son marché chinois. Un message clair adressé aux acheteurs qui veulent l’image du baroudeur, mais vivent le plus souvent entre bouchons urbains et parkings de centre commercial.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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