Gordon Murray T.33 : cette supercar de puriste arrive enfin, mais un détail va faire hurler les collectionneurs
Annoncée en 2022 et vendue avant même sa sortie, la GMA T.33 V12 arrive enfin en production après d’importants retards. Que cache cette supercar à 1,8 million de dollars, pensée comme le dernier manifeste puriste de Gordon Murray ?
Un V12 atmosphérique qui hurle à plus de 11 000 tr/min, une boîte manuelle, aucun écran au tableau de bord : à l'heure où les supercars deviennent hybrides et bardées d'assistances, la GMA T.33 joue la carte du retour aux sources selon SupercarBlondie. Affichée à environ 1,8 million de dollars, soit près de 1,6 million d'euros, elle arrive enfin en production.
Révélée en 2022 et limitée à 100 exemplaires, la supercar dessinée par Gordon Murray, père de la McLaren F1, s'est pourtant fait attendre. Entre priorités données à d'autres modèles et recherche de nouveaux capitaux, les premiers clients patienteront jusqu'à 2027 pour prendre le volant. Un décalage qui en dit long sur ce projet hors norme.
De la révélation en 2022 à un calendrier repoussé à 2026
Le 27 janvier 2022, la Gordon Murray T.33 est dévoilée au siège de Highams Park, dans le Surrey. Positionnée comme la petite sœur plus utilisable de la T.50, elle coûte 1,37 million de livres hors taxes, soit environ 1,8 million de dollars et 1,6 million d'euros. Les 100 coupés prévus sont réservés en quelques jours, avec conduite à gauche possible, et les livraisons étaient alors annoncées pour 2023‑2024 avant d'être repoussées à une mise en production fin 2026.
© Gordon Murray
Automotive
Le moteur de la T.33 a de quoi impressionner.
Petite structure, programmes spéciaux et arrivée d'Halo Cars Group
Si la T.33 a pris tant de retard, c'est d'abord parce que Gordon Murray Automotive a dû composer avec des moyens limités et un coût de développement très élevé. La marque a priorisé l'assemblage des 100 T.50 puis des 25 T.50s Niki Lauda, mais aussi le lancement de modèles ultra confidentiels comme les S1 LM et Le Mans GTR au sein de sa division Special Vehicles.
Pour sécuriser cette feuille de route et accélérer les livraisons, un nouvel actionnaire, Halo Cars Group, porté par Tarik Ouass et JR Rahn, s'engage à apporter 90 millions de livres, soit environ 121 millions de dollars. Ce soutien financier vient s'ajouter à une campagne d'essais intensifs, avec des T.33 camouflées aperçues en tests hivernaux, et débouche sur un calendrier clarifié : lancement industriel annoncé pour la fin de l'année 2026.
V12, boîte manuelle et habitacle analogique : la dernière supercar puriste ?
La partie mécanique explique l'aura de la T.33 : V12 de 3,9 litres développé avec Cosworth, environ 607 ch, 333 lb-ft de couple et un rupteur à 11 100 tr/min. Installé en position centrale arrière, il entraîne les roues arrière via une boîte manuelle Xtrac à six rapports. L'ensemble ne pèse qu'environ 1 090 kg à sec, une valeur extrêmement basse pour une supercar de ce niveau.
L'aérodynamique reste discrète, avec un grand diffuseur arrière et un système de gestion passive des flux plutôt qu'un ventilateur comme sur la T.50. À bord, aucun écran tactile : commandes en aluminium usiné, énorme compte-tours analogique gradué jusqu'à 11 100 tr/min et près de 280 litres de bagages en cumulant coffre avant et compartiments latéraux. Proposée aussi en Spider d'environ 1 108 kg pour 1,89 million de livres, soit près de 2,16 millions d'euros, la T.33 est annoncée comme la dernière création entièrement thermique de la marque, homologuée en Europe et aux États-Unis, ce qui en fera une véritable capsule mécanique pour quelques collectionneurs.














