Un youtubeur fabrique une réplique échelle 1:2 de la GR Yaris WRC dans son garage, Toyota l'invite sur une spéciale
En treize mois, l’Australien Justin White a façonné dans son garage une mini GR Yaris WRC imprimée en 3D. La voiture est fonctionnelle, mais ce projet fou va l’emmener encore plus loin que prévu, jusqu’aux coulisses du WRC.
En Australie, un passionné de rallye a transformé un simple garage en atelier de rêve en construisant, à lui seul, une réplique de voiture WRC à l’échelle 1/2, entièrement fonctionnelle. Pendant 13 mois, il a imprimé, assemblé et réglé chaque pièce de ce projet fou, avant qu’un coup de fil de Toyota ne vienne tout bouleverser : invitation tous frais payés pour le Rallye Monte Carlo et roulage sur de vraies spéciales. Cette création, une mini GR Yaris WRC capable de dépasser les 90 km/h, a fini par partager la vedette avec les vraies voitures du championnat.
Ce bricoleur s’appelle Justin White. Sur sa chaîne YouTube Garage Avenger, il a filmé la naissance de cette mini GR Yaris WRC, inspirée de la Toyota GR Yaris Rally1 engagée en championnat du monde des rallyes. Selon le site Carscoops, l’objectif n’a jamais été de créer un simple modèle d’exposition, mais une vraie petite voiture de rallye monoplace, dans laquelle il peut s’installer et prendre le départ. Dans un univers où la plupart se contentent de miniatures en métal, lui a fabriqué sa propre WRC prête à rouler.
De l’appel de Toyota Gazoo Racing aux routes du Rallye Monte Carlo
Quand Toyota Gazoo Racing découvre le projet, tout s’accélère : l’équipe compétition appelle Justin White et lui propose d’emmener la voiture au Rallye Monte Carlo. Depuis son garage australien, il se retrouve soudain invité sur la manche d’ouverture du WRC, billet pour l’Europe en poche.
Selon Carscoops, la mini GR Yaris roule alors sur une spéciale fermée dans les Alpes françaises pour prouver qu’elle n’est pas qu’un jouet. Elle est aussi exposée à côté de la vraie GR Yaris Rally1, où Jari‑Matti Latvala et Oliver Solberg viennent la détailler.
Sous la peau de la mini GR Yaris WRC : impression 3D et mécanique sérieuse
Techniquement, la carrosserie de la GR Yaris WRC échelle 1:2 est composée de 123 pièces en plastique sorties d’une imprimante 3D, puis collées et poncées. D’après Garage Avenger, l’imprimante a tourné environ 2 042 heures. On grimpe à bord par un toit amovible, avec vitres en plexiglas, phares et feux fonctionnels. Toyota Gazoo Racing a même fourni la livrée officielle 2026 blanc, rouge et noir, appliquée comme sur les voitures de course.
Justin White pose cette coque sur un châssis de cross‑kart allongé de 580 mm pour copier les proportions de la GR Yaris Rally1. Un moteur de moto de 118 ch entraîne les roues arrière ; les premiers tests affichent 94 km/h et il vise 150 km/h. Face à un grip trop important, il adopte des pneus de remorque et retouche l’arceau pour assouplir le châssis.
Pourquoi la mini GR Yaris WRC parle autant aux fans de rallye
Pour un fan français du WRC, voir une réplique roulante se frayer un chemin à Monte Carlo a une saveur particulière. Cette épreuve, créée en 1911, est l’une des manches les plus mythiques du calendrier, avec ses routes des Alpes françaises. Qu’une voiture construite à la maison y tourne sur invitation de Toyota Gazoo Racing marque les esprits.
En France, un engin comme cette mini GR Yaris WRC resterait réservé aux circuits ou terrains privés, une homologation routière étant quasi impossible pour ce type de prototype. Mais l’histoire de Justin White, menée sur 13 mois, montre comment l’impression 3D et YouTube peuvent ouvrir les portes du paddock aux projets nés dans un simple garage.














