Ferrari Enzo : cette version cabriolet unique au monde cache encore un détail fou

Publié le 1 mars 2026 à 09:00
ferrari enzo cab

De OutRun 2006 aux routes bien réelles, une Ferrari Enzo cabriolet unique bouleverse les codes de l’hypercar de collection. V12 à ciel ouvert, boîte manuelle et transformation signée LMM attisent déjà les débats chez les passionnés.

Pour toute une génération de joueurs, la Ferrari Enzo cabriolet appartenait au même monde que les vies infinies et les paysages en 3D irréels. Dans le jeu d’arcade OutRun 2006: Coast 2 Coast, sorti en 2006, une Enzo décapotable filait cheveux au vent, créée avec l’accord des designers de Maranello… mais seulement pour l’écran.

Cette vision de gamer est restée coincée dans les pixels pendant près de vingt ans. Jusqu’à ce qu’un atelier spécialisé, LMM, décide de partir d’une vraie Ferrari Enzo pour donner corps à ce fantasme numérique. Une idée folle sur une auto déjà sacrée, qui change complètement le regard sur cette légende.

OutRun 2006 et la Ferrari Enzo cabriolet, un fantasme devenu cahier des charges

Dans OutRun 2006: Coast 2 Coast, le joueur traversait des décors baignés de soleil au volant d’une Enzo décapotable imaginée pour le plaisir visuel. La voiture, développée en étroite collaboration avec les stylistes de Ferrari, se contentait alors d’exister en low‑poly, comme un clin d’œil ludique à l’hypercar la plus radicale de l’époque.

Beaucoup ont refermé la console avec une petite frustration : cette Enzo cabrio n’était pas commercialisée, ni même prévue par l’usine. LMM a repris exactement ce point de départ, comme si le studio de jeu vidéo avait laissé un brief oublié sur une table de dessin, en le traduisant cette fois en fibre de carbone bien réelle.

Ferrari Enzo : rappeler la légende avant de lui enlever le toit

Présentée en 2002, la Ferrari Enzo est née pour célébrer le fondateur de la marque et les succès en Formule 1. Environ 400 exemplaires ont été produits, dont 399 vendus à des clients sélectionnés et un offert pour des œuvres caritatives. Sous sa carrosserie, on trouve un V12 atmosphérique de 6,0 litres développant 660 ch et 657 Nm, associé d’origine à une boîte F1 robotisée à 6 rapports.

Monocoque en fibre de carbone, aérodynamique active, 0 à 100 km/h autour de 3,4 à 3,6 secondes, vitesse de pointe proche de 350 km/h : la fiche technique plaçait déjà l’Enzo au sommet. Son prix de départ tournait autour de 660 000 euros, et sa cote atteint aujourd’hui environ 3 à 5 millions d’euros, avec des exemplaires partis à près de 17,9 millions de dollars, soit un peu plus de 15 millions d’euros.

LMM réinvente l’Enzo en cabriolet à boîte manuelle, entre héritage et provocation

Partant de cette base ultra rare, LMM a conservé le châssis en fibre de carbone, l’aérodynamique active et le V12 de 660 ch, mais a supprimé le toit pour créer une vraie Ferrari Enzo cabriolet. La voiture adopte une teinte sobre Grigio Ingrid, loin du traditionnel rouge, ce qui renforce son côté pièce unique plutôt que concept de salon.

La transformation la plus audacieuse se cache pourtant à l’intérieur : la boîte F1 à palettes cède la place à une boîte manuelle classique avec levier. Combiné à l’absence de toit, ce choix promet une expérience beaucoup plus analogique, avec un 0 à 100 km/h toujours autour de 3,6 secondes et une vitesse maximale voisine de 350 km/h. Dans un marché où chaque Enzo d’origine est déjà un totem, cette "version secrète" interroge : simple sacrilège, ou nouvelle facette d’une légende née entre manette de jeu et asphalte brûlant ?

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