F1 2026 : Max Verstappen lâche son simulateur pour une Nintendo Switch
À Shanghai, Max Verstappen tourne en dérision la F1 2026 avec une punchline Nintendo Switch qui fait grincer les instances. Jusqu’où ira son malaise face à une Formule 1 devenue jeu de gestion énergétique ?
Triple champion du monde et visage de la nouvelle ère hybride, Max Verstappen aborde déjà la saison 2026 avec une moue qu’on ne lui connaissait pas. Les nouvelles monoplaces, bardées d’électronique et obsédées par l’énergie récupérée, l’ennuient au point qu’il se met à les comparer, en rigolant à moitié, à un simple jeu sur console.
En Australie, le Néerlandais a terminé seulement sixième après un crash en qualifications et une remontée depuis la 20e place, mais il s’est accroché au positif : "C’était prometteur de voir que nous avons fait un bon comeback", a-t-il déclaré Max Verstappen, cité par Circus Daily, avant de détailler : "Il y a beaucoup de leçons que nous pouvons tirer de la première course. Nous espérons être plus présents dans la bataille cette semaine." De quoi mesurer l’écart entre ses mots et son regard fatigué sur la grille.
"J'ai échangé mon simulateur contre une Nintendo Switch" : la vanne qui vise la F1 2026
À Shanghai, un journaliste l’interroge sur sa préparation en simulateur pour apprivoiser cette nouvelle F1 2026. La réponse tombe, sèche et goguenarde : "J’ai trouvé une solution moins coûteuse. J’ai échangé mon simulateur contre une Nintendo Switch, pour jouer à Mario Kart.", a-t-il lâché. La salle rit, mais le message passe : pour lui, ces voitures se pilotent déjà comme une partie de Mario Kart.
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Cette console est très populaire.
Car derrière la blague bon marché se cache une vraie critique. Verstappen répète en privé que ces monoplaces ressemblent à une "Formule E sous stéroïdes", où tout tourne autour des modes de batterie, des rétrogradages en pleine ligne droite et des calculs d’énergie au tableau de bord, bien plus que des trajectoires ou du freinage au dernier mètre.
Ce que Max Verstappen ne supporte plus dans la F1 2026
La génération 2026 mise sur des moteurs hybrides où environ la moitié de la puissance vient de l’électricité. Les ingénieurs ont supprimé le MGU-H et compacté les châssis, mais sur la piste le mot d’ordre est devenu "gestion" : économiser la batterie, lever le pied en ligne droite, enclencher un mode de boost au bon moment. De quoi laisser le pilote, dit-il, "complètement vidé".
Dans ce contexte, le triple champion nuance son attachement à la discipline : "Je ne veux pas encore quitter la F1, vraiment pas. Mais j’avais espéré avoir un peu plus de plaisir ici maintenant." Depuis fin 2025, il prévient pourtant que "si ce n’est pas fun, je ne me vois pas rester" et qu’il pourrait "quitter le sport demain", sans courir après un chiffre de titres mythique.
Entre distractions positives et bras de fer avec la FIA
Pour garder l’envie, le pilote Red Bull regarde déjà ailleurs : Nordschleife, Spa, 24 Heures, peut-être Le Mans. "Il y a beaucoup de distractions, des distractions positives", explique-t-il, évoquant aussi son programme GT3. Mais il ne ferme pas la porte au championnat : "Des discussions sont en cours avec la FIA et j’espère que nous pourrons, surtout pour l’année prochaine, apporter de bonnes améliorations."














