Lamborghini Countach : ces photos oubliées dévoilent une production artisanale saisissante

Publié le 12 mars 2026 à 16:00
lamborghini countach

À la fin des années 70, la production de la Lamborghini Countach se joue dans un petit atelier de Sant’Agata Bolognese, loin des usines robotisées. Que racontent vraiment ces photos d’archives sur la naissance de cette icône ?

De rares photos d’archives font remonter le temps chez Lamborghini. On y voit la Lamborghini Countach non pas dans une usine futuriste, mais au milieu d’un atelier modeste, au moment où la marque ne fabriquait que quelques voitures par semaine. Tout y semble à l’opposé de l’image ultra-luxueuse collée aujourd’hui à Sant’Agata Bolognese.

Pour beaucoup de passionnés français, cette supercar en forme de flèche était surtout un poster au-dessus du lit. Ces clichés, pris à la fin des années 1970 et au début des années 1980 dans les ateliers de Sant’Agata Bolognese et exhumés par le compte Instagram spaghettidrivers, montrent pourtant une réalité bien plus artisanale de la production de la Lamborghini Countach. Le décor, lui, ressemble presque à un garage de village.

Production de la Lamborghini Countach : une icône née dans un petit atelier

En mars 1974, Automobili Lamborghini lance la Countach LP400 en série à Sant’Agata Bolognese. La carrosserie devient la première de la marque fabriquée sur place, avec des panneaux d’aluminium martelés à la main et ajustés sur des gabarits en bois avant d’être soudés sur le châssis.

Les photos d’époque montrent cet univers très concret. Des châssis nus posés directement au sol voisinent avec des coques déjà peintes, tandis que les moteurs sont assemblés à part avant d’être descendus dans la voiture. Sur des établis, des ouvriers ajustent à la main les intérieurs, morceau par morceau. Aucun robot, aucun tapis roulant : seulement quelques postes d’assemblage et des équipes qui se passent la LP400 S ou la première LP500 S comme on s’occuperait d’une pièce unique.

Une chaîne d’assemblage au compte-gouttes pour la Countach

Entre 1974 et 1990, seulement 1 999 exemplaires de Lamborghini Countach sortent de cette ligne dédiée, soit autour de 125 voitures par an. Cette production se répartit sur cinq séries, de la LP400 originelle à la 25th Anniversary, chacune fabriquée au compte-gouttes.

À ce rythme, l’atelier ne voit passer que quelques voitures par semaine. Les Countach avancent lentement d’un poste à l’autre, parfois sur un simple chariot guidé par des rails, pendant que les équipes terminent chaque étape sans précipitation. L’ambiance évoque presque un groupe de mécaniciens chevronnés réunis autour d’un projet commun, plutôt qu’une chaîne industrielle pensée pour avaler des centaines d’unités par jour.

De la ligne Countach à la Revuelto : artisanat et haute technologie

L’usine de Sant’Agata Bolognese n’a plus rien à voir avec celle des débuts. Le site, qui couvrait environ 12 000 m² au milieu des années 1960, atteint aujourd’hui près de 346 000 m² avec un vaste campus industriel. Pourtant la Countach Assembly Line No.1 existe toujours : c’est sur cette même ligne, réaménagée, qu’est assemblée la Lamborghini Revuelto, hypercar V12 hybride rechargeable de la génération actuelle.

Les procédés ont changé, avec davantage de contrôle numérique, mais une part de geste reste au cœur de la maison. Le département sellerie continue de façonner à la main les intérieurs, héritage direct du travail minutieux mené sur la Countach et prolongé par le programme Ad Personam. Ces images d’atelier rappellent que derrière la silhouette futuriste de la Countach, chaque exemplaire commençait sa vie dans le bruit sourd du marteau et l’odeur du cuir.

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