Une Coccinelle qui mélange les gènes d’une Audi TT et d’une Toyota MR2
Sous la tôle sage d’une VW Coccinelle se cache un châssis de Toyota MR2 et un moteur d’Audi TT. Sur la piste, cette fausse mamie révèle un visage bien plus radical.
Au premier regard, cette VW Coccinelle a tout d’une grand-mère sage : lignes rondes, chromes, jantes classiques. En réalité, cette Beetle devenue virale cache un mélange inattendu de gènes : ceux d’une Toyota MR2 et d’une Audi TT. Sous la coque d’origine se cache un dragster capable d’aligner des temps de sportive, tout en restant presque invisible.
Une VW Coccinelle au look d’origine qui cache son jeu
Derrière cette transformation se trouve une base de coupé japonais et un bloc turbo allemand mariés par un atelier spécialisé. La voiture de départ n’est plus une Coccinelle mais une sportive à moteur central, adaptée pour accepter la carrosserie. Résultat : on pourrait la croiser au feu rouge sans deviner qu’elle file le 400 m départ arrêté en secondes, un cas d’école du combo VW Beetle, Toyota MR2 et Audi TT. Dans la vidéo postée sur la chaîne YouTube Drag Media UK (voir ci-dessous), la Coccinelle apparaît presque intacte. Peinture jaune, pare-chocs polis, pneus à flancs hauts et jantes rétro : rien ne trahit un usage piste. Pas de gros aileron, pas de prises d’air béantes, seulement l’allure rassurante d’une citadine des années 60 garée sur un parking. L’habitacle reste lui aussi sage : planche de bord simple, contre-portes sobres, commandes minimalistes. Seuls un siège baquet, un volant moderne et un arceau rappellent que la voiture vit surtout sur les lignes de départ. Sur la piste, la fausse mamie aligne les runs et devance une autre Beetle préparée ainsi qu’une berline Audi ancienne.
Sous la coque, la base bien cachée de Toyota MR2
En réalité, la structure vient d’une Toyota MR2
de troisième génération, roadster produit entre
1999 et 2007. Les préparateurs
ont conservé le châssis de sportive à moteur central plutôt que
celui de la Volkswagen d’origine. Pour faire
coïncider les proportions, le cadre a été raccourci d’environ 50 mm
avant de recevoir la coque, soigneusement ajustée par-dessus. Cette
architecture place le groupe motopropulseur entre
les roues arrière, ce qui améliore la motricité au départ arrêté et
la stabilité à haute vitesse par rapport à une Coccinelle
d’origine. Le centre de gravité reste bas, le poids contenu. Ce
type de base intéresse les spécialistes comme Stav-Tech et Zurawski
Motorsport, qui ont signé l’assemblage mécanique
de cet étonnant mélange.
Pour animer l’ensemble, les préparateurs ont greffé un
quatre cylindres 1,8 litre turbo issu d’une Audi
TT. Dans sa version la plus sage, ce bloc développe autour
de 150 ch, tandis qu’une TT Quattro Sport atteint 240 ch.
Au vu des performances, la préparation sur cette Coccinelle
tournerait plutôt autour de 300 ch, un niveau fréquent pour ce
moteur apprécié des ateliers.
Cette recette mêlant carrosserie iconique, châssis léger de MR2 et mécanique turbo allemande illustre la scène des dragsters européens "sleeper", pensés pour surprendre plutôt que pour se montrer.














