Aston Martin Valour : cette peinture à 125 000 € la fait passer pour une image de synthèse en vidéo
Filmée au Royaume-Uni, cette Aston Martin Valour rouge donne l’impression d’être générée par ordinateur. En cause : une peinture caméléon hors de prix.
Dans une vidéo tournée au Royaume‑Uni, une Aston Martin Valour rouge passe devant un rond‑point. Rien d'extraordinaire à première vue. Mais l’image ressemble étrangement à celle d'un configurateur en ligne. La carrosserie paraît lisse, sans défaut. La lumière glisse dessus de façon presque artificielle. Pourtant, cette voiture existe bel et bien.
La responsable de cette illusion, c’est la teinte Andromeda Red, une peinture "caméléon" rarissime sur route. Sous le soleil, elle passe du bordeaux profond à des reflets orange et or, comme si quelqu’un faisait bouger un curseur de couleur sur un logiciel. Difficile de croire qu’on regarde une vraie scène filmée au smartphone depuis le trottoir.
Aston Martin Valour : un coupé V12 pensé comme un objet de collection
Créée pour fêter les 110 ans d’Aston Martin, la Valour est limitée à 110 exemplaires. Sous son long capot se cache un V12 5,2 litres biturbo de 705 ch et 753 Nm. Cette puissance est envoyée aux roues arrière via une boîte manuelle à 6 rapports. L’auto annonce environ 3,4 s sur le 0 à 100 km/h. Avec sa sonorité grave, les passionnés la repèrent immédiatement.
Le dessin joue la carte du rétro‑futurisme : avant très bas, ailes musclées, poupe tronquée, carrosserie en carbone aux lignes tendues. Ces grandes surfaces bombées reflètent la moindre variation de lumière. C’est le type de silhouette qui fait exploser le rendu d’une peinture caméléon, surtout quand elle se déplace lentement, comme sur la fameuse vidéo britannique.
Andromeda Red : la peinture caméléon à 125 000 € qui brouille la réalité
Andromeda Red est une option signée Q by Aston Martin, basée sur des pigments Chromaflair utilisés dans les peintures dites "à changement de couleur". La teinte repose sur plusieurs couches. La couche de base est un bleu‑gris métallisé. Des particules spéciales s'y ajoutent et renvoient différemment la lumière. Le vernis fait varier la couleur du rouge profond au cuivre, à l’or, jusqu’à des reflets roses ou violets selon l’angle.
Cette peinture est facturée autour de 144 000 dollars, soit environ 125 000 €. Elle se place parmi les finitions d’origine les plus chères du marché automobile. L’écurie Aston Martin F1 s’en est inspirée pour une livrée irisée spéciale Monaco, justement parce qu’elle semble changer de teinte à chaque virage. Sur une Valour, ce cocktail de couches et de pigments produit un dégradé si lisse que la caméra d’un téléphone le traite presque comme un rendu 3D numérique.
Pourquoi la Valour Andromeda Red ressemble à un rendu 3D en vidéo
Sur le clip filmé au Royaume‑Uni, la scène est banale : fin de journée, voiture qui ralentit avant un rond‑point. Dès que la Valour entre dans le cadre, la teinte passe du bordeaux à l’orange doré sans cassure. C'est comme si chaque image était recalculée chaque seconde. Les smartphones actuels accentuent cet effet. L'HDR booste les contrastes et la saturation, tandis que la compression lisse la carrosserie.
Ajoutez la rareté de la configuration : série limitée déjà épuisée, recouverte d’une peinture qui peut à elle seule coûter plus cher qu’une compacte neuve. Certains exemplaires en Andromeda Red, avec des jantes bronze et des détails dorés, s’affichent autour de deux millions de dollars (environ 1,7 million d'euros). On comprend que chaque vidéo de cette Valour soit rejouée en boucle pour vérifier qu’elle n’est pas sortie d’un logiciel 3D.














