Si vous aimez conduire, ne passez pas à côté de cette Lotus Elise monoplace de 600 kg, limitée à 35 exemplaires
Pour les 30 ans de la Lotus Elise S1, Analogue Automotive façonne au Royaume-Uni une VHPK monoplace de 600 kg dédiée aux track days. Cette restomod radicale promet une expérience de conduite extrême, qui ravira les amateurs de sensations fortes.
Dans un paysage automobile dominé par les SUV puissants et gavés d’électronique, une petite britannique revient sur le devant de la scène pour une raison bien différente. Analogue Automotive s’est penché sur la mythique Lotus Elise S1 pour en faire une version monoplace ultra légère, pensée uniquement pour le plaisir du volant.
Cette création s’appelle "VHPK" pour "Very High Performance K" et repose sur un châssis de Lotus Elise monoplace dérivé de la S1 lancée en 1995, qui pesait déjà environ 725 kg. Pour fêter les 30 ans de ce modèle culte, la firme anglaise revendique un poids d’environ 600 kg seulement et une expérience centrée sur le pilote. Sur le papier, tout respire la voiture de conducteur.
Lotus Elise monoplace VHPK : un hommage radical aux 30 ans de l’Elise S1
Analogue Automotive utilise de vraies Elise S1 comme base avant de tout reprendre : carrosserie intégralement en fibre de carbone, arceau renforcé, trains roulants revus. L’habitacle n’abrite plus qu’un siège baquet carbone Tillett en position centrale, inspiré des Elise de course de l’Autobytel Lotus Championship du début des années 2000. Aucun passager possible, tout est dédié à celui qui tient le volant.
Le moteur reste un Rover K-Series, mais réalésé à 1,9 litre et lourdement préparé. La puissance dépasse 250 ch, pour un rapport d’environ 400 ch/tonne. La boîte manuelle PG1 à 5 rapports et le différentiel autobloquant mécanique promettent une connexion directe entre moteur et roues arrière. Pas de modes de conduite, pas de palettes, seulement des commandes simples et physiques.
600 kg, siège central : ce qui fait la singularité de cette Lotus Elise monoplace
Pour gagner ces précieux kilos, la VHPK reçoit non seulement une coque carbone, mais aussi des éléments comme les jantes à barillet carbone, des freins carbone-céramique et une visserie au gramme près. Les suspensions sur rotules s’accompagnent d’amortisseurs passifs multi réglables, avec une suspension active disponible en option pour ceux qui veulent affiner encore le comportement sur circuit.
À bord, le décor est minimaliste : un peu d’Alcantara, quelques commutateurs, et c’est tout. Le réservoir d’environ 48 litres trahit une vocation surtout orientée "track days". Avec ses 600 kg, la VHPK pèse bien moins qu’une supercar moderne comme la Gordon Murray T.50, qui tourne autour de 1 000 kg. L’objectif est clair : amplifier chaque vibration, chaque transfert de masse, chaque montée en régime.
Prix, exclusivité et place de la VHPK parmi les voitures de conducteur
La production est limitée à 35 exemplaires, chacun assemblé en 10 à 12 mois. Le tarif annoncé tourne autour de 350 000 £ hors taxes, soit près de 440 000 €, sans compter transport ni éventuelle homologation locale. La clientèle visée se trouve au Royaume-Uni, au Japon, à Hong Kong ou aux États-Unis, mais rien n’empêche un passionné français de l’importer pour un usage surtout circuit, l’immatriculation restant très complexe.
Face à des engins comme la BAC Mono, une Caterham extrême ou une Ariel Atom, cette Elise VHPK se distingue par son lien direct avec une icône des années 1990 et par son approche presque obsessionnelle de la légèreté. Un seul siège, une mécanique simple, très peu d’assistances : de quoi en faire, pour quelques propriétaires privilégiés, l’une des expériences de conduite les plus brutes qui soient.














