Koenigsegg Jesko Absolut : la voiture la plus chère jamais immatriculée aux Pays-Bas s’affiche sur un superyacht à Monaco
À Monaco, une Koenigsegg Jesko Absolut néerlandaise est hissée sur le superyacht Stella Maris pendant le Grand Prix 2026. Derrière ce décor fou, un record inédit.
Sur les images qui tournent sur les réseaux, on a l’impression de voir une voiture télécommandée posée sur un jouet géant. Sauf qu’ici, la "petite" voiture est une Koenigsegg Jesko Absolut immatriculée aux Pays-Bas, et le jouet est un superyacht de 72 mètres, le Stella Maris, affiché autour de 75 millions d’euros et amarré à Monaco pendant le Grand Prix.
Derrière cette scène, il y a surtout un record : cette Jesko Absolut est facturée 4 129 919 € sur plaque néerlandaise, taxes comprises, ce qui en fait la voiture la plus chère jamais enregistrée aux Pays-Bas. Elle appartient au même entrepreneur néerlandais qui roule déjà en Jesko Attack Plus, la version "circuit". Mais ce week-end, sa nouvelle hypercar ne file pas sur l’asphalte, elle trône sur le pont d’un yacht comme un accessoire d’ultra-luxe.
Monaco, un superyacht et une hypercar remorquée comme un jouet
La mise en scène se déroule à bord du Stella Maris, superyacht de 72 mètres ancré à Port Hercule, transformé en club privé flottant pour le week-end du Grand Prix de Monaco 2026. Le concept, baptisé "Ultimate Superyacht Experience" et orchestré par l’influenceur yacht et entrepreneur Tom Claeren avec un partenaire financier, aligne tous les codes du luxe : DJ, invités triés sur le volet, vue directe sur la piste et pièces automobiles hors norme.
Pour installer le décor, une grue vient déposer successivement une sculpture de Formule 1 signée Antoine Dufilho, une monoplace Audi F1 de démonstration et la Koenigsegg Jesko Absolut sur l’héliport du yacht, transformé en terrasse événementielle. Accéder à cette scène au plus près coûte aussi cher que ça en a l’air : le billet tourne autour de 2 500 € la soirée, pour faire la fête à quelques mètres d’une hypercar de plus de quatre millions.
Koenigsegg Jesko Absolut : record absolu sur les plaques néerlandaises
Aux Pays-Bas, le record se joue sur un détail très concret : la fiscalité. L’addition de 4 129 919 € intègre la lourde taxe d’immatriculation BPM, calculée sur les émissions de CO₂. La première Jesko néerlandaise, une Jesko Attack Plus, avait déjà fait parler d’elle avec une facture d’environ 3 524 707 €. Les deux appartiennent au même propriétaire, l’entrepreneur Bert Weering, à la tête du groupe Tuindeco.
Dans la gamme Koenigsegg, la Jesko est déjà un cas à part : V8 5,0 litres biturbo, 1 280 ch avec de l’essence classique et jusqu’à 1 600 ch au carburant E85, pour une production limitée à 125 exemplaires. La version Attack vise le chrono sur circuit avec un énorme aileron et de l’appui aérodynamique, quand la Jesko Absolut adopte une silhouette allongée et épurée, pensée pour la vitesse maximale avec une traînée réduite et une pointe théorique bien au-delà des 500 km/h.
Un show qui en dit long sur le marché des hypercars néerlandaises
Ce niveau de prix n’apparaît pas par hasard. La combinaison d’hypercars très puissantes et d’une taxation au CO₂ parmi les plus élevées d’Europe fait exploser les montants affichés sur les cartes grises néerlandaises. Avant la Jesko, une Bugatti Chiron L’Ébé estimée autour de 4,06 millions d’euros détenait ce record national, déjà porté par cette même mécanique fiscale.
Voir cette Jesko immatriculée aux Pays-Bas finir sur un yacht à Monaco illustre aussi un autre mouvement : les propriétaires néerlandais de voitures extrêmes utilisent la Principauté comme vitrine naturelle. Pour les marques impliquées, finance, F1, nautisme de luxe et hypercars forment un cocktail très rentable en visibilité : quelques heures de grue, des soirées à 2 500 € et des images conçues pour devenir virales, sans un tour de roue sur circuit.



























