Combien ça coûte chaque mois de rouler en BMW M240i ? (+images)
Combien coûte une BMW M240i xDrive par mois en LOA sur 39 mois ? Notre config à 70.140 euros avant malus n’est pas donnée. Décryptage.
Le coupé M240i reste l'une des dernières propositions abordables qui conserve un six-cylindres essence chez BMW. Mais entre le prix d'achat, le restylage qui muscle la fiche technique et un malus écologique de plus en plus salé, la facture mensuelle grimpe vite. On a configuré l'engin sur le site officiel pour faire les comptes.
Une M240i restylée qui passe à 392 chevaux
Depuis l'automne 2025, la M240i xDrive a profité
d'une mise à jour mécanique qui ne se limite pas à un simple
toilettage. Le bloc reste un 6 cylindres en ligne 3,0 litres
turbo, désormais épaulé par une micro-hybridation 48
volts. Résultat, la puissance grimpe à 392 ch (288 kW), soit 18 ch
de plus que la version précédente. Dont alors 12 ch apportés
ponctuellement par le système hybride léger.
Le couple progresse lui aussi de 40 Nm pour atteindre 540
Nm. De quoi gommer le moindre temps mort et offrir des
relances franches en sortie de virage. Sur le papier, le 0 à 100
km/h de cette M240i tombe à 4,3 secondes. Et la vitesse de pointe
reste bridée électroniquement à 250 km/h.
La transmission intégrale BMW xDrive et la boîte automatique Steptronic à
huit rapports complètent l’ensemble. Le tout garantissant
alors une motricité de tous les instants. Y compris sous la pluie.
Bonne nouvelle pour le portefeuille de carburant : malgré ce
surcroît de cavalerie, la consommation WLTP recule à 8,0
l/100 km. Contre près de 8,8 l pour la précédente
M240i.
Les émissions de CO2, elles, passent de 200 à 183 g/km. Un progrès réel, mais qui ne suffit pas à échapper au couperet fiscal français, comme on va le voir.
Un vrai coupé de caractère
Au-delà des chiffres, la M240i conserve ce qui fait
son sel. À savoir, un châssis joueur, un train arrière vivant et
une sonorité de six-cylindres BMW qui se fait de plus en plus rare
sur ce segment. Là où la concurrence bascule massivement
vers le quatre-cylindres ou l'électrique, BMW maintient une recette
à l’ancienne.
On retrouve donc un moteur longitudinal placé à l'avant et la propulsion comme socle,
épaulée par la transmission intégrale. Le coupé BMW reste compact,
relativement léger pour sa catégorie malgré une masse qui grimpe
autour de 1.830 kg avec l'hybridation, et taillé pour avaler les
routes sinueuses.
C'est précisément cet ADN qui justifie, aux yeux des
amateurs de BMW, de mettre le prix pour un modèle thermique en voie
de disparition. Reste que ce plaisir mécanique a un coût.
Et que ce coût se mesure aujourd'hui autant à la pompe qu'au moment
de signer le bon de commande, malus oblige.
Rappelons que ce dernier est plafonné à… 80.000
euros en 2026 ! Oui, c’est plus cher que notre M240i
configurée à 70.000 euros environ.
Combien ça coûte vraiment par mois une M240i ?
Place aux comptes. La configuration retenue sur le site
officiel BMW affiche un prix de 70.140 euros, hors malus
écologique. Pour s'offrir ce coupé sans le régler comptant,
BMW propose une location avec option d'achat dont les
conditions méritent qu'on s'y attarde.
Le contrat court sur 39 mois, avec un kilométrage maximal fixé à
30.000 km, soit un peu moins de 10.000 km par an. Le loyer mensuel
ressort à 1.089,66 euros. Mais cela est précédé d'un
premier loyer majoré du même montant, équivalent à 1,55 % du
tarif.
Sur l'ensemble de la période, le montant total dû hors option
d'achat grimpe à 42 496,74 euros. Et pour conserver la voiture au
terme du contrat, il faut lever l'option d'achat de
39.895,63 euros. Ce qui porte la facture globale à 82
392,37 €. En clair, rouler un peu plus de trois ans en
M240i coûte déjà plus de 42 000 €, et en devenir propriétaire
revient à débourser davantage que le prix catalogue de départ. De
quoi rappeler qu'un 6 cylindres essence se paie aujourd'hui au prix
fort.
Un piège pour le coupé BMW ?
Mais le vrai piège se niche dans la fiscalité. Avec
183 g/km de CO2 homologués, la M240i tombe en plein dans le barème 2026 du malus
écologique, dont le seuil de déclenchement a été abaissé à
108 g/km seulement. À ce niveau d'émissions, la pénalité
se chiffre en dizaines de milliers d'euros et s'approche du
plafond, fixé cette année à 80.000 euros pour les véhicules les
plus polluants.
Surtout, ce montant n'est pas dilué dans le loyer affiché :
il s'ajoute à l'addition et se règle généralement au
lancement du contrat. Le chiffre exact dépend du taux de CO2 finalement
retenu pour la configuration précise, options et jantes comprises.
Mais il alourdit lourdement le coût réel d'accès au coupé.
Autrement dit, derrière les 1.089,66 euros mensuels se cache une
dépense initiale qui peut, à elle seule, représenter une part
considérable du prix de la voiture.
La M240i illustre parfaitement le grand écart actuel du marché. D'un côté, BMW propose encore un coupé 6 cylindres réjouissant. Gratifié de 392 ch et d'un comportement routier abouti.
De l'autre, la réglementation française renchérit l'addition année après année, au point de transformer chaque modèle thermique sportif en pari fiscal. Pour qui veut rouler en M240i, la question n'est plus seulement « combien par mois ? ». Mais « combien d'avance pour absorber le malus ? ». La LOA permet d'étaler une partie de la dépense, mais ne fait pas disparaître la taxe.















