Il réalise son rêve d’enfant en s’offrant une BMW M5 (E61) au V10 mythique
Enfant, George tombe amoureux d’une BMW M5 en feuilletant une simple brochure familiale. Des années plus tard, une BMW M5 (E61) réapparaît dans sa vie, avec un prix et des risques bien réels...
Certains enfants accrochent des posters de supercars au-dessus de leur lit. George Flowerday, lui, a gardé pendant des années dans un tiroir la brochure d'une BMW M5, souvenir précis d'une berline pas comme les autres. Des années plus tard, ce rêve d'écolier va se concrétiser autour d'un V10 atmosphérique d'une M5 immatriculée en 2007...
BMW M5 E61 : du fantasme d'adolescent à la quête de la bonne occasion
Passionné dans l'âme, George a grandi avec une
BMW 523i E39 familiale. Le jour où son père
rapporte la brochure de la version sportive, le déclic est immédiat
: "Quand la version M5 est sortie en 1998 – je ne devais avoir
que six ans – j'ai pris la brochure et l'ai emportée à l'école pour
la montrer à mes amis, mais, à ma surprise, aucun d'eux n'était
intéressé", dit-il, interrogé par nos confrères
d'Autocar.
Il ne le sait pas encore, mais cette
feuille de papier vient de fixer son idéal
automobile. Quelques années plus tard, l'arrivée de la
BMW M5 E60 V10 et
l'essai de Jeremy Clarkson dans Top Gear parviennent à
le convaincre.
Adolescent, George se promet qu'un jour il possédera cette berline
et entraîne son père dans une longue chasse aux petites annonces.
Pendant des années, le duo père‑fils épluche les offres, élimine
les autos trop kilométrées ou mal entretenues.
Jusqu'au jour où George tombe sur l'annonce parfaite : "Enfin,
il n'y a pas longtemps, j'ai retrouvé l'exemple idéal et j'ai
transmis l'annonce à mon père, espérant qu'il l'achèterait et il
l'a fait !". La voiture est une BMW M5 E61
Touring de 2007, bleue Interlagos, carnet complet à
l'appui, payée 33 000 £, soit environ 38 000 €.
BMW M5 E61 : un V10 de 565ch sous contrôle
Sur le papier, l'exemplaire trouvé coche quasiment toutes les
cases : "Elle n'a fait que 67 000 miles et a de nouveaux
roulements de bielle ACL," dit George. Cette génération de M5
est aussi célèbre pour sa puissance et son
bruit que pour ses coussinets de bielle fragiles,
très chers à refaire, d'où l'importance de ce changement préventif
et d'un dossier de services bien rempli.
Autre bonne nouvelle, la mécanique a été soignée :
"Elle a été r-eprogrammée et le passage au banc a montré
qu'elle développait 565ch. La boîte de vitesses automatique SMG est
un peu rugueuse à basse vitesse mais a récemment eu un nouvel
embrayage et une nouvelle pompe, donc, croisons les doigts, tout
ira bien."
Ce break peut rouler calmement ou bondir comme une supercar à la
moindre accélération : "C'est à mon père mais nous la
partageons un peu," dit George, timidement. Pourtant, George
sait que rouler en BMW M5 E60 impose une vraie
discipline : même avec un bel historique, les spécialistes
conseillent de garder de côté plusieurs milliers d'euros par an
pour l'entretien du V10, de la boîte SMG et des trains
roulants.
Pour l'instant, il savoure chaque sortie, apprivoise la voiture avec son père et rêve d'un long road trip jusqu'au Grand Prix d'Italie, qu'ils ont déjà rallié autrefois en BMW 330d : "Le refaire, dans la M5 avec son moteur lié à la F1, sera un rêve devenu réalité !" confie-t-il. D’ici là, chaque trajet devient un souvenir en construction, entre complicité père-fils et passion automobile...














