Caterham Seven (2026) : l’icône ultra légère se modernise
Caterham retouche en douceur sa mythique Seven pour la maintenir dans la course face à l’ère électrique naissante. Nouvelles couleurs, détails extérieurs et cockpit revu promettent plus de caractère sans trahir l’esprit barquette.
La petite barquette anglaise la plus célèbre n’a pas dit son dernier mot. Plus de cinquante ans après sa naissance, la Caterham Seven s’offre une mise à jour pour le millésime 2026, discrète en apparence mais pensée pour rester dans le coup alors que l’ère électrique se rapproche. Au programme, quelques retouches de style, un habitacle mieux présenté et une dotation de série enrichie, tout cela sans toucher ni aux tarifs ni à la mécanique. De quoi donner un coup de jeune à la Caterham Seven tout en préparant l’arrivée du coupé électrique Project V.
Caterham Seven (2026) : retouches extérieures et plus de personnalité
Extérieurement, la nouveauté la plus visible vient du Clear Lens Pack. Les traditionnels phares ronds adoptent un verre clair et des cuvelages peints couleur carrosserie, tout comme l’arceau arrière, ce qui modernise instantanément la silhouette. Les clients peuvent aussi choisir sans supplément un nez plus agressif inspiré de la Seven 620, ou conserver l’ancien avant avec clignotants ambrés, boîtiers de phares noirs ou chromés et roll bar classique. La palette de teintes s’élargit aussi avec huit nouvelles couleurs. Deux sont gratuites, Poppy Red et Blacksmith, trois rejoignent la gamme Premium à 1 000 £, Earl Grey, Viola Parsifae et Ice Forest Green, déjà vue sur le prototype électrique Project V. Trois autres intègrent la catégorie Exclusive à 1 250 £, Chainmail Silver, Sunset Riot et Heritage Sage, pour une Seven presque faite sur mesure dès le configurateur.
Caterham Seven (2026) : un habitacle un peu plus cossu
À bord, l’esprit reste minimaliste, mais les détails changent
l’ambiance. Le S-Pack reçoit de série de
nouveaux sièges en cuir avec une broderie Seven
sur le dossier, tandis que le R-Pack peut en
profiter via la liste d’options. Dans les deux cas, le dessus de
tunnel central est désormais habillé de cuir noir, une touche
simple qui donne l’impression d’un cockpit mieux
fini sans renier le caractère brut du modèle. Caterham précise que
ces améliorations d’intérieur rejoignent les
changements extérieurs sans générer de surcoût pour le client. Une
bonne chose, car la Seven 170 animée par le trois
cylindres Suzuki turbo de 660 cm³ reste une sportive sérieuse,
affichée à partir d’environ 32 000 £ en sortie d’usine au
Royaume-Uni.
Pour le reste, rien ne bouge sous le long capot. La
gamme conserve le moteur Suzuki de 660 cm³
développant 84 ch sur la Seven 170 en entrée de gamme, et le quatre
cylindres Ford Duratec 2,0 litres en versions
atmosphérique ou suralimentée, jusqu’à 310 ch sur la Seven 620. La
marque a en revanche déjà fait ses adieux à ses versions
atmosphériques les plus puissantes en Europe et au
Japon, les Seven 485 et 485 CSR Final
Edition, poussées vers la sortie par les normes.
En parallèle, un prototype de développement de la sportive zéro émission Project V, dérivée du concept présenté en 2023, progresse vers la production et vise aussi le marché américain. Cette cohabitation entre une Seven rafraîchie et un futur coupé électrique illustre la stratégie actuelle de Caterham : faire évoluer par petites touches son icône thermique tout en s’ouvrant à la prochaine génération de sportives.














