Occasion - Renault Mégane RS (2010) : la bonne affaire du moment ?
Une annonce pour une Renault Mégane RS de 2010 affiche un prix particulièrement séduisant. L'occasion de se demander si cette sportive est toujours un bon plan aujourd'hui.
Sur un site d’annonces de voitures d'occasion, une Renault Mégane RS de 2010 se négocie aujourd’hui au prix d’une citadine neuve, avec à la clé un moteur turbo de 250 ch, un châssis affûté et un look de pistarde. De quoi faire rêver quand on cherche une compacte sportive d’occasion… mais une Mégane RS (2010) est-elle vraiment la bonne affaire du moment ?
Renault Mégane RS (2010) : la fiche technique
Sur cette annonce affichée chez Premium Classics : un coupé RS importé des Pays-Bas, deuxième main, 133 000 km, peinture Gris Cassiopée et jantes 19 pouces RS Typhoon. L’auto est propre, bien équipée, affichée à 16 950 €. Une offre qui semble alléchante mais avant de signer, autant savoir précisément ce qu’on achète. Lancée en 2010, la Mégane 3 RS reprend le 2.0 turbo essence 16 soupapes (bloc F4Rt) porté à 250 ch, associé à une boîte manuelle à 6 rapports et à la traction avant. Le freinage fait confiance à des étriers Brembo à 4 pistons, et les versions dotées du châssis Cup profitent d’un différentiel à glissement limité mécanique, qui change clairement la motricité en conduite sportive. La carrosserie coupé reçoit des passages de roues élargis, un bouclier percé de grandes prises d’air et, dans certaines configurations, des jantes 19 pouces au dessin très marqué comme les RS Typhoon.
Renault Mégane RS (2010) : caractère, usages
La réputation de la Mégane RS vient d’abord de
son train avant : direction précise, avant incisif, arrière stable
mais mobile si on le provoque, surtout avec châssis Cup et
différentiel autobloquant. La famille RS a validé son niveau de
mise au point par plusieurs références au
Nürburgring, dont un record sous les 8 minutes
pour la 275 Trophy-R, ce qui donne une
idée du potentiel de base. Au quotidien, la RS 250
reste une compacte relativement habitable, avec cinq places et un
coffre correct, mais la carrosserie trois portes impose quelques
contorsions. Le châssis Sport ménage mieux le
confort que le Cup, assez ferme sur les joints et les dos d’âne.
Face à une Golf 6 GTI, une Leon Cupra ou une 308 GTi, la française apparaît
plus radicale dans sa position de conduite, sa direction et son
insonorisation, ce qui plaît aux passionnés mais
fatigue certains sur longs trajets.
Sur ce millésime, les points de vigilance
principaux concernent le moteur et la transmission : cas
de culasses fissurées, ailettes de turbo endommagées, pompe à
essence ou catalyseur fragiles ont été relevés, tout comme des
supports moteur et boîte faibles avant 2012 et quelques boîtes 6
récalcitrantes pour engager un rapport. Trains roulants
(amortisseurs avant, rotules) et assistance de direction peuvent
aussi demander une remise à niveau, surtout si l’auto a connu la
piste.
Une Mégane RS de 2010 à 130 000 ou 180 000 km peut donc rester cohérente si les gros postes ont déjà été traités avec factures à l’appui : embrayage, distribution, amortisseurs, pièces moteur sensibles. Les exemplaires strictement d’origine, bien entretenus en réseau ou chez un spécialiste, avec historique limpide et usage route, intéressent particulièrement les acheteurs qui acceptent un budget entretien supérieur à celui d’une compacte classique. Dans ce cadre-là, la Mégane Coupé RS 2010 peut devenir une vraie bonne affaire plaisir...














