Occasion - Renault Clio 16v Dimma (1993) : une perle rare à saisir !
Produite à seulement 38 exemplaires, la Renault Clio 16v Dimma fait irruption sur le marché de l’occasion britannique avec un exemplaire restauré hors norme. Faut‑il saisir cette youngtimer ou passer son chemin ?
Sur le marché des youngtimers, certaines annonces font lever un sourcil même à ceux qui préfèrent les voitures plus récentes. C’est le cas de cette Renault Clio 16v Dimma de 1993, une citadine des années 1990 transformée en mini supercar, et aujourd’hui chérie des collectionneurs. Entre nostalgie tuning et vraie rareté, ce modèle bodybuildé coche beaucoup de cases : production ultra limitée, préparation officielle et restauration soignée. Et cet exemplaire 1993 arrive avec une histoire qui en fait clairement une perle rare...
Renault Clio 16v Dimma : l’histoire d’un kit large devenu culte
Dimma Design, préparateur belge, s’est fait connaître dans les années 1980 avec ses Peugeot 205 à ailes élargies, avant d’appliquer la même recette aux Renault 5 puis à la Clio. Pour la première génération de Clio, la marque a réalisé environ 38 exemplaires sur base 16V, dont 3 versions suralimentées et 4 Clio Williams, toutes avec plaque numérotée. La base technique, c’est le 4 cylindres 1,8 16v F7P de l’ordre de 137 à 140 ch, déjà très vif d’origine. Certaines Clio Dimma ont reçu des préparations radicales, compresseur ou swaps inspirés de la Ford Escort RS Cosworth, frôlant les 230 ch. Une façon de transformer une petite Renault en véritable exotique du quotidien, tout en gardant l’esprit hot hatch.
Clio 16v Dimma 1993 n°13/38 : restauration, configuration et prix
L’auto qui fait parler d’elle est une Clio 16v
Dimma de 1993, numérotée n°13/38. Arrivée
chez son dernier propriétaire dans un état très fatigué, elle a été
entièrement mise à nu, des pièces standard ont été prélevées sur
une Clio donneuse, puis la carrosserie a été
repeinte en Bayside Blue façon Nissan GT-R.
L’intérieur provient d’une Clio Williams
et le moteur 1,8 16v profite de pièces issues du 2,0 litres
Williams. La remise en état a dépassé 15 000 £, soit environ 17 500
€. Depuis la restauration, la voiture a très peu roulé.
Compartiment moteur et dessous de caisse apparaissent impeccables,
les ailes larges s’accompagnent d’une double sortie centrale et de
jantes Compomotive dorées du meilleur effet. Cet exemplaire est
actuellement affiché à 24 995 £, aux alentours de
29 000 à 30 000 €.
En comparaison, une Clio 16S Dimma de 1995, 105 000 km, est partie
aux enchères à Paris en 2025 pour environ 20 000
€, ce qui donne une idée de la fourchette pour ces modèles. Pour un
acheteur français, la première étape est de s’assurer qu’il s’agit
d’une vraie Dimma : présence de la plaque
numérotée, cohérence du kit carrosserie, de l’habitacle et des
jantes, dossier photos de l’auto dans le temps, factures de
préparation ou de restauration. Avec seulement
quelques dizaines d’exemplaires au monde, les
répliques ne manquent pas, donc la traçabilité
compte autant que l’état. Vient ensuite le volet
pratique. On reste sur une Clio I sportive :
vérifier l’état du moteur, de la boîte, des trains roulants et de
la caisse. Il faut aussi contrôler que les
transformations sont bien acceptées au contrôle
technique et correctement mentionnées sur la carte
grise, question d’assurance et de tranquillité. Enfin, le
volant à gauche ou à droite et le
niveau de préparation jouent sur la valeur.
Avec une offre aussi maigre, chaque Clio 16v Dimma mise en vente attire vite tous les regards des amateurs de petites sportives des années 90.














