MotoGP - Marc Marquez va-t-il avoir plus de mal que l'années dernière avec sa Ducati ?

Publié le 23 mars 2026 à 15:00
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Marc Marquez termine 4e au GP du Brésil MotoGP 2026. Battu par les Aprilia, l'Espagnol reconnaît ses limites sur la piste de Goiânia.

En 2025, Marc Marquez et sa Ducati officielle n’ont rien laissé à la concurrence lors du championnat MotoGP. Mais en ce début de saison, l’histoire n’est pas si simple. Tant mieux pour le spectacle, dommage pour le pilote espagnol.

La Ducati officielle ne suffit plus à garantir le podium

Toute la saison 2025, Marc Marquez avait rendu l'exercice tellement simple qu'on avait presque fini par l’oublier. Sur une Ducati Desmosedici GP, avec lui sur la selle, le podium était presque automatique. Sauf chute ou abandon mécanique, il était là.
Jerez avait été la seule exception, et encore, il se battait pour la victoire avant de tomber. Au Brésil ce dimanche, quelque chose a changé. L'Espagnol décroche une quatrième place à l'Autodromo Internacional Ayrton Senna de Goiânia, battu à la régulière par Fabio Di Giannantonio sur une Ducati strictement identique.
Ce genre de résultat, en 2025, il ne l'avait connu qu'une seule fois — au Japon, face à Pecco Bagnaia, sur la même moto.
Ça paraît peu, et c'était peu. Là, cela commence à faire une tendance à surveiller. Même s’il n’est pas l’heure de s’inquiéter… Nous ne sommes qu’au deuxième weekend de Grand Prix. Surtout qu’il faut bien reconnaître que Marquez n’est pas à son plus grand avantage sur cette piste brésilienne.

GP du Brésil : un circuit qui ne joue pas dans les forces de Marquez

La piste de Goiânia, Marquez le savait avant même d'y poser ses roues. Il l'avait dit publiquement en début de week-end : ce circuit l'inquiétait. La raison ? Un tracé dominé par de longs virages à droite, précisément là où son épaule droite, toujours en convalescence après sa blessure de 2025, lui impose encore des limites.
Dans ces conditions, réussir un top 5 propre n'est pas un échec en soi. Mais se faire battre par un coéquipier de marque, même sur un circuit défavorable, ça pose des questions pour la suite. Notamment quand on défend le titre. En course, Marquez a maintenu le troisième rang pendant une bonne partie de l’épreuve de MotoGP. Doublant même brièvement Di Giannantonio.
Mais le pilote VR46 a répondu du tac au tac. Et quand Jorge Martín a profité d'un accrochage entre les deux pour s'intercaler, la mécanique du podium s'était déjà refermée contre lui.
Ce qui ressort aussi des déclarations de Marquez après course, c'est l'explication technique du scénario. Goiânia n'est pas un circuit qui invite aux dépassements propres.

La longue ligne droite est rendue inopérante par l'aspiration, et les rares zones de freinage se soldent systématiquement par des blockpass larges où les deux pilotes débordent en sortie.

Un Márquez plus lucide que défaitiste sur son niveau actuel en MotoGP

C'est exactement ce qui s'est passé à deux reprises entre lui et Di Giannantonio. Marquez le reconnaît sans fard : quand Di Giannantonio l'a doublé au virage 4, ils sont tous les deux sortis larges, et Martín s'est engouffré dans le trou.
Quand lui-même a tenté le même mouvement, même résultat. Sur ce genre de piste, la domination individuelle ne suffit pas — le placement dans le groupe compte autant que la vitesse pure. Et là, l'Espagnol n'avait pas les meilleures cartes. Notamment à cause d'une erreur d'attaque dans une zone d'asphalte dégradée qui a failli lui coûter l’avant.
La vraie question que pose ce GP du Brésil de MotoGP n'est pas tant le résultat du jour que ce qu'il révèle sur l'état de forme de Marquez dans le nouveau cycle 2026.
En Thaïlande, il n'était déjà pas au sommet de sa forme. Au Brésil, il reconnaît avoir progressé — mais pas encore suffisamment pour s'imposer sans conditions favorables.
Il dit se sentir mieux, dit que la confiance revient « petit à petit ». Que le week-end pris dans son ensemble était « acceptable » avec des points importants récoltés.

Ce discours, dans la bouche d'un pilote de son niveau, sonne un peu comme de la gestion de l'attente. Ce n'est pas le Marquez qui écrase tout, c'est un Marquez qui gère. Qui encaisse, voire, qui fait son boulot sans éblouir. Pour un champion du monde en titre, c'est une posture inhabituelle.

Marquez face à une concurrence Ducati désormais pleinement armée

Ce qui rend la situation encore plus délicate, c'est que la concurrence intra-Ducati monte. Di Giannantonio a réalisé l'un de ses meilleurs week-ends de la saison. Martín, sur Aprilia, s'est offert un podium en remontant dans leur sillage.
Et Bezzecchi a dominé la course depuis les premiers tours avec une autorité qui rappelle ce que Marquez faisait lui-même il y a quelques mois. La hiérarchie Ducati n'est plus aussi limpide qu'elle l'était en 2025.
La moto est là, accessible à plusieurs pilotes capables d'en tirer le meilleur. Marquez, lui, doit encore retrouver le niveau physique et la plénitude de confiance qui faisaient de lui un cas à part. D'ici Austin, où le prochain GP est programmé, la question n'est pas de savoir s'il peut gagner. Mais s'il peut retrouver cette constance qui faisait la différence. Parce que sans elle, même la meilleure moto du plateau ne garantit plus rien. Affaire à suivre au Texas donc… Pour voir si la folie MM93 est de retour ! D’ici là, Marquez va devoir travailler pour s’assurer de remettre l’église au centre du village.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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