MotoGP : Marc Marquez pense que le manque vient de lui, « pas de la moto »

Publié le 30 mars 2026 à 14:00
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Cinquième à Austin malgré un long-lap, Marc Marquez pointe ses propres limites physiques. Son épaule le freine encore en début de course, pas la Ducati.

Septuple vainqueur sur le COTA, Marc Marquez repartait hier du Texas avec un modeste cinquième rang. Entre la chute du vendredi, une pénalité en course et une épaule qui ne répond plus comme avant, le champion du monde en titre a vécu trois jours compliqués. Et il ne cherche pas d'excuse du côté de sa moto.

Un week-end à démonter pièce par pièce pour Marc Marquez

Tout commence mal dès les EL1. Marc Marquez perd l'arrière à 191 km/h au virage 10 et tape le mur. Des abrasions au bras droit et à la paume gauche, des douleurs au cou et au dos. Il repart quand même sur piste avant la fin de la séance.
Le lendemain, sixième en qualifications sur sa MotoGP Ducati malgré le meilleur temps du vendredi, il perçute Di Giannantonio lors de la course Sprint. Il ramasse ainsi un « long-lap penalty » pour le dimanche.
Sixième sur la grille, pénalité en poche. Le scénario idéal pour Austin, c'est exactement l'inverse de ça. En course, le long-lap l'expédie onzième. Il remonte méthodiquement. La chute de Mir, un dépassement sur Raúl Fernández, puis l'abandon d'Ai Ogura lui ouvrent la route.
Il passe son frère Álex, règle Enea Bastianini dans un duel de plusieurs tours, déborde Bagnaia dans le final. Cinquième. Propre, dans les circonstances de ce Grand Prix de MotoGP du Texas. Mais ce n’est pas au niveau du champion du monde de l’année dernière qui a survolé l’intégralité du championnat.

Ce que la moto n'a pas à voir là-dedans

Marc Marquez a été clair en conférence de presse. Le problème n'est pas la Ducati. « Le manque vient de moi, pas de la moto ». L'explication est physique. Son épaule droite, fracturée la saison passée, le contraint encore à piloter dans une position qu'il décrit lui-même comme non naturelle.
Quand les pneus sont neufs et la moto agressive, il ne peut pas répondre comme il le faudrait. Ces premiers tours — précisément ceux qui font la différence entre jouer la victoire et se battre pour le top 5 — lui coûtent tout.
Marc Marquez s'adapte ensuite, trouve un rythme, revient. Mais le mal est fait. « Je m'habitue à une position, je reste rapide en me contentant de rouler, mais je ne peux pas faire la différence ».
Ce n'est pas la confession d'un pilote qui doute, c'est le diagnostic d'un compétiteur qui sait exactement où le bât blesse. Austin sans long-lap ? « Je pouvais me battre pour le podium, pas pour la victoire », a reconnu Marc Marquez. Autant dire que ce n’est pas une position qui plait à l’espagnol.

Une bonne saison MotoGP s'écrit sur le long terme

Le GP des Amériques avait aussi valeur de test pour Ducati, soupçonnée d'avoir subi la carcasse renforcée du pneu arrière sur les deux premières manches. Le week-end texan, sans ce paramètre parasite, a quand même vu Bezzecchi et Aprilia dominer. Bezzecchi signant même sa cinquième victoire consécutive. Marc Marquez pointe cinquième au championnat, à 36 longueurs du leader. La bonne nouvelle, c'est qu'il dispose de trois semaines avant la prochaine course pour travailler sur ces premiers tours.
C'est précisément l'objectif qu'il s'est fixé. « Je veux faire un progrès personnel, plus que sur la moto ». Il n'y a rien de désespéré là-dedans. Juste un champion qui attend de retrouver son corps.
Toutefois, on ne peut nier que si la Ducati en elle-même n’est pas à la peine, les Aprilia ont bel et bien été améliorées cette année. Autrement dit, la MotoGP Ducati est peut-être encore la meilleure… Mais l’écart avec la concurrence a nettement diminué. Il faut simplement que son pilote retrouve sa forme olympique de l’année passée.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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