Il roule à plus de 300 km/h en Audi RS 3 : la police remonte jusqu’à lui avec ce détail
En Grèce, un conducteur pousse son Audi RS 3 à 304 km/h et filme la scène pour TikTok. Quand les images remontent jusqu’à la police grecque, la course se poursuit sur le terrain judiciaire...
Pied au plancher, compteur qui grimpe sans s’arrêter, souffle du cinq cylindres qui hurle. Sur le périphérique de Thessalonique, une RS 3 transformée en fusée avale la voie rapide de nuit. La scène, filmée de l’habitacle, ressemble à un clip de jeu vidéo, sauf qu’elle se déroule bien sur une vraie route ouverte...
Une Audi RS 3 lancée à 304 km/h
Au volant, le conducteur d’une Audi RS 3 de
génération 8P, visiblement préparée, lance un départ arrêté puis
laisse filer l’aiguille jusqu’à 304 km/h sur une
section limitée à 90 km/h. Il tient le volant d’une main, son
téléphone de l’autre, avant de publier la vidéo sur
TikTok. Une mise en scène qui va très vite se
retourner contre lui.
Sur les images, la compacte allemande bondit et le compteur
numérique affiche en quelques secondes 150, 200, 250, puis 304
km/h, plus de trois fois la vitesse autorisée. La route n’a rien
d’une piste fermée : c’est le ring road de
Thessalonique, une rocade urbaine normalement
limitée à 90 km/h. Le plus troublant reste l’attitude du
conducteur, concentré sur l’écran de son smartphone autant que sur
la route. Dans la légende de la vidéo, il provoque les amateurs de
Honda avec cette phrase : "On a des Honda qui
peuvent aller à 300 km/h d’une seule main ?", écrit-il sur
TikTok.
TikTok qui buzz, police grecque qui s’organise
Postée sur le réseau social, la séquence
devient rapidement virale et circule bien au-delà du cercle d’amis
du jeune homme. La police grecque tombe à son tour
sur la vidéo et remonte jusqu’au propriétaire de la voiture. Entre
la plaque, certains éléments de l’habitacle et le lieu
reconnaissable, les enquêteurs disposent de suffisamment d’indices
pour lancer des poursuites. Car en Grèce, dépasser 200
km/h relève désormais de l’infraction grave. Les dernières
réformes prévoient une première amende d’environ
2 000 € (près de 2 300 $) et un an de suspension
de permis, un montant doublé en cas de récidive, puis encore doublé
à 8 000 €, avec jusqu’à quatre ans sans permis pour un troisième
dérapage. L’homme aurait déjà publié d’autres
vidéos à très haute vitesse, ce qui pourrait lui valoir le
maximum.
Ce fait divers tombe au moment où les autorités grecques durcissent
le ton contre les vitesses extrêmes et les rodéos numériques. Sur
les grands axes et aux carrefours d’Athènes, de nouvelles
caméras à intelligence artificielle repèrent déjà
excès de vitesse, ceinture oubliée, smartphone en main ou
circulation sur la voie de secours, avec à la clé des milliers de
contraventions automatisées.
Pour les conducteurs, l’époque où l’on pouvait se vanter d’un run à 300 km/h en restant anonyme touche à sa fin. Qu’il s’agisse de vidéos virales ou de radars intelligents, chaque seconde passée très au-dessus des limites laisse désormais une trace. En France aussi, les très grands excès de vitesse sont traités comme des délits, avec retrait de permis et passage devant le tribunal.


























