F1 - GP du Japon : George Russell frustré et contrarié de son weekend à Suzuka
Bug logiciel, mauvais réglages en qualifications, safety car au pire moment : George Russell quitte Suzuka au pied du podium et perd la tête du Championnat du monde F1 2026.
Deuxième sur la grille de départ, leader du championnat en arrivant au Japon, George Russell repart avec neuf points de retard sur Kimi Antonelli. Une course bâclée par les circonstances, et en partie par son propre garage.
Un bug qui change la course de George Russell
Toto Wolff a levé le voile après la course :
la F1 W17 de Russell a été victime
d'un problème logiciel en pleine épreuve. Le système
électrique, censé optimiser le déploiement d'énergie, a au
contraire déclenché un phénomène de « super clipping »
qui bride la puissance délivrée.
C'est précisément à ce moment que Leclerc lui passe devant.
Un dépassement que ni George Russell ni son ingénieur
n'avaient anticipé. « Nous pensions que ça allait
lui donner un avantage », a reconnu Wolff auprès de Sky
Sports. « Ça a eu l'effet inverse ».
Le directeur de Mercedes ne s'est pas caché derrière des formules
polies. « Nous ne nous sommes pas vraiment couverts de
gloire si l'on prend en compte la course de George ». Une
admission rare, qui dit beaucoup sur l'ampleur du gâchis côté Brackley.
Le bug n'était pas la seule source de frustration. George
Russell abordait le dimanche avec un réglage raté dès la Q1 la
veille. Une erreur collective qui l'avait privé d'une F1
performante sur le tour lancé. Et qu'il a trimbalée comme un
handicap pendant toute la course.
Pas de panique, mais pas de résignation non plus
Puis, au moment de son arrêt au stand,
Bearman percute les barrières à
Spoon. La voiture de sécurité entre en piste. Et
Antonelli, qui n'avait pas encore pit-stoppé, se retrouve catapulté
en tête.
« En ce moment, sur les deux derniers week-ends, chaque
problème que nous avons est de mon côté et c'est moi qui en subis
les conséquences », a lâché George Russell. Il
compare sa situation à celle de Norris, qui a eu des
ennuis aux essais mais aucun en qualification. Alors que
lui, c'est exactement l'inverse.
La chance, dans ces nouvelles F1, ne se distribue donc pas
équitablement. George Russell repart ainsi de Suzuka avec neuf
points de retard sur Antonelli au classement
pilotes. Ce n'est pas abyssal après trois Grands Prix, et il le
sait.
« C'est le troisième sur vingt-deux, je ne suis pas
inquiet et je sais ce dont je suis capable pour
rebondir ». Sous la frustration du moment, le propos
reste lucide. Il est d'ailleurs convaincu que la victoire était
accessible. « Avec un seul tour différent aujourd'hui, ça
aurait pu être pour moi ».
En Chine déjà, un problème en qualifications lui avait coûté une pole possible. Les « et si » s'accumulent. La saison est longue, Miami arrive début mai, et Mercedes a clairement la F1 pour gagner. George Russell aussi. À condition que le garage lui laisse une chance de le montrer.















