Ce restomod d’une Aston Martin DBS de 1971 va vous faire tourner la tête
Une Aston Martin DBS de 1971 signée Ringbrothers impressionne avec sa silhouette vintage et sa fiche technique démente. Jusqu’où ce restomod pousse‑t‑il le mythe Bond ?
On croit d’abord voir une Aston Martin sortie d’un film de 1971, puis le détail frappe : rien n’est vraiment d’époque. Ce restomod d'une Aston Martin DBS imaginé par Ringbrothers transforme une GT de gentleman en brute hyper‑moderne.
Aston Martin DBS 1971 : naissance d’Octavia
Basée sur une DBS de 1971 sauvée de l’oubli, la
création baptisée Octavia a été révélée au très
chic Quail, pendant la Monterey Car Week. Premier
projet Aston pour le duo du Wisconsin, elle marie flegme
britannique et muscle américain avec un aplomb
inédit : "Le propriétaire est un gars du coin super cool.
Il a dit : 'Qu’est-ce que vous voulez construire ?' Nous avons
toujours voulu faire une voiture européenne parce que Jim et moi
nous ne connaissons foutrement rien aux voitures. Je veux dire,
nous connaissons le muscle car américain, nous avons grandi avec
ça, mais je ne peux rien vous dire sur les vieilles voitures et je
ne peux rien vous dire sur les voitures européennes", raconte
Mike Ring. "Nous avons littéralement tapé 'European muscle car'
sur Google et une DBS est apparue en haut et on s’est dit, ouais
mec, on veut faire James Bond."
Le client déniche alors une DBS
de 1971 non roulante sur Bring a Trailer et laisse carte
blanche aux Ringbrothers. Scan 3D, design
signé Gary Ragle, plus de 12 000 heures plus tard, la voiture a
gagné 76 mm d’empattement, 203 mm de largeur à l’avant et 254 mm à
l’arrière, le tout sous une coque en carbone. "Nous avons
combiné la férocité du muscle car américain avec le flegme de la
sophistication et de l’automobile anglaises", raconte Mike
Ring.
Une coque en carbone et un V8 Coyote de 805 ch
Derrière la silhouette reconnaissable de la DBS, tout a été
modernisé. La carrosserie en fibre de carbone adopte une courbure
façon "Coke bottle", posée sur un châssis Roadster Shop
Fast Track Stage III avec suspensions RS SV by Fox Racing,
freins Brembo et jantes HRE en Michelin Pilot Sport Cup 2. La
peinture Glasurit Double‑0 Silver, relevée de touches Nuclear Olive
Green, termine le clin d’œil assumé à James Bond.
Côté mécanique, l’élégante britannique reçoit un
cœur très américain. Le six cylindres d’origine cède sa place à un
Ford Performance 5,0 L Coyote V8 préparé par
Wegner Motorsports, coiffé d’un compresseur Harrop de 2,65 L pour
environ 805 ch, relié à une boîte manuelle six rapports. "Nous
avons contacté Aston dès le début et ils ont dit qu’ils n’avaient
pas la bande passante pour aider pour le moment. Alors comme Ford
avait une relation avec Aston, nous avons pensé qu’on mettrait un
Coyote dedans. Suralimenté. Ils tournent bien, ils sonnent bien et
nous les connaissons, non ? La dernière chose que nous voulons
faire, c’est construire quelque chose que nous ne pouvons pas faire
tourner. Je veux dire, nous ne sommes pas des ingénieurs." À
l’intérieur, presque seule subsiste la commande de
vitres d’origine : cuir plissé, carbone, inox 3D.
Avec Octavia, Ringbrothers ne signe pas seulement un restomod spectaculaire, mais une déclaration d’intention. Celle d’un atelier américain capable de réinterpréter une icône britannique sans la trahir, en assumant pleinement le choc des cultures. Plus qu’une Aston Martin modernisée, Octavia est une vision fantasmée de ce qu’aurait pu être une DBS si James Bond avait grandi au son des V8 compressés. Une œuvre radicale, assumée, et déjà promise au rang de pièce de collection...


