Ce restomod d’une Aston Martin DBS de 1971 va vous faire tourner la tête

Publié le 11 janvier 2026 à 11:00
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Une Aston Martin DBS de 1971 signée Ringbrothers impressionne avec sa silhouette vintage et sa fiche technique démente. Jusqu’où ce restomod pousse‑t‑il le mythe Bond ?

On croit d’abord voir une Aston Martin sortie d’un film de 1971, puis le détail frappe : rien n’est vraiment d’époque. Ce restomod d'une Aston Martin DBS imaginé par Ringbrothers transforme une GT de gentleman en brute hyper‑moderne.

Aston Martin DBS 1971 : naissance d’Octavia

Basée sur une DBS de 1971 sauvée de l’oubli, la création baptisée Octavia a été révélée au très chic Quail, pendant la Monterey Car Week. Premier projet Aston pour le duo du Wisconsin, elle marie flegme britannique et muscle américain avec un aplomb inédit : "Le propriétaire est un gars du coin super cool. Il a dit : 'Qu’est-ce que vous voulez construire ?' Nous avons toujours voulu faire une voiture européenne parce que Jim et moi nous ne connaissons foutrement rien aux voitures. Je veux dire, nous connaissons le muscle car américain, nous avons grandi avec ça, mais je ne peux rien vous dire sur les vieilles voitures et je ne peux rien vous dire sur les voitures européennes", raconte Mike Ring. "Nous avons littéralement tapé 'European muscle car' sur Google et une DBS est apparue en haut et on s’est dit, ouais mec, on veut faire James Bond."
Le client déniche alors une DBS de 1971 non roulante sur Bring a Trailer et laisse carte blanche aux Ringbrothers. Scan 3D, design signé Gary Ragle, plus de 12 000 heures plus tard, la voiture a gagné 76 mm d’empattement, 203 mm de largeur à l’avant et 254 mm à l’arrière, le tout sous une coque en carbone. "Nous avons combiné la férocité du muscle car américain avec le flegme de la sophistication et de l’automobile anglaises", raconte Mike Ring.

Une coque en carbone et un V8 Coyote de 805 ch

Derrière la silhouette reconnaissable de la DBS, tout a été modernisé. La carrosserie en fibre de carbone adopte une courbure façon "Coke bottle", posée sur un châssis Roadster Shop Fast Track Stage III avec suspensions RS SV by Fox Racing, freins Brembo et jantes HRE en Michelin Pilot Sport Cup 2. La peinture Glasurit Double‑0 Silver, relevée de touches Nuclear Olive Green, termine le clin d’œil assumé à James Bond.
Côté mécanique, l’élégante britannique reçoit un cœur très américain. Le six cylindres d’origine cède sa place à un Ford Performance 5,0 L Coyote V8 préparé par Wegner Motorsports, coiffé d’un compresseur Harrop de 2,65 L pour environ 805 ch, relié à une boîte manuelle six rapports. "Nous avons contacté Aston dès le début et ils ont dit qu’ils n’avaient pas la bande passante pour aider pour le moment. Alors comme Ford avait une relation avec Aston, nous avons pensé qu’on mettrait un Coyote dedans. Suralimenté. Ils tournent bien, ils sonnent bien et nous les connaissons, non ? La dernière chose que nous voulons faire, c’est construire quelque chose que nous ne pouvons pas faire tourner. Je veux dire, nous ne sommes pas des ingénieurs." À l’intérieur, presque seule subsiste la commande de vitres d’origine : cuir plissé, carbone, inox 3D.

Avec Octavia, Ringbrothers ne signe pas seulement un restomod spectaculaire, mais une déclaration d’intention. Celle d’un atelier américain capable de réinterpréter une icône britannique sans la trahir, en assumant pleinement le choc des cultures. Plus qu’une Aston Martin modernisée, Octavia est une vision fantasmée de ce qu’aurait pu être une DBS si James Bond avait grandi au son des V8 compressés. Une œuvre radicale, assumée, et déjà promise au rang de pièce de collection...

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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