F1 : voici pourquoi le départ du GP d'Australie 2026 est à ne PAS manquer !
Un conseil : vous ne voulez pas louper le premier départ de la saison F1 2026, dimanche 8 mars dans l'Albert Park de Melbourne. Même si cela signifie devoir se lever aux aurores pour regarder un Grand Prix d'Australie encore plein d'inconnues.
Quel visage pour la Formule à la sauce 2026 au Grand Prix d'Australie ? En attendant de se rendre à Melbourne, Sport Auto vous préface ici une première possible hiérarchie entre les 11 teams. Mais une chose est sûre : vous ne voulez pas louper le premier départ de la saison dans l'Albert Park. Voici pourquoi.
Procédure de départ : le moment le plus excitant d'un Grand Prix
La question du
départ fait débat depuis plusieurs jours dans
le microcosme de la Formule 1. Et par "départ", on
parle bien ici de l'un des moments les plus excitants dans
le déroulé d'un Grand Prix (et parfois le seul, dans
certains cas).
Figé sur son emplacement de la grille, chaque pilote scrute les
feux rouges au fur et à mesure qu'ils s'allument
puis passent au noir. En l'espace d'un
micro-instant où le temps apparaît comme suspendu,
le coeur battant à 200 pulsions-minute, il libère
alors son embrayage, enclenche une première vitesse et
écrase l'accélérateur, son moteur crachant
la toute-puissance de ses 1000 chevaux pour emmener sa
"fusée sur roues" le plus vite possible vers le
freinage du premier virage, en route pour une ronde
endiablée de près de deux heures.
Ca, c'est pour la
théorie (résumée). Mais, en pratique, le scénario n'est pas encore
totalement figé dans le marbre en vue du premier Grand Prix
de la saison down under. La faute à la
configuration des groupe-propulseurs 2026 dont la nouvelle
répartition à 50/50 entre énergie thermique et électrique
a engendré quelques désagréables surprises
aux pilotes au moment de répéter leur procédure de
départ durant les essais hivernaux, à Barcelone puis à
Bahreïn.
Procédure de départ : du "chaos" à l'extinction des feux ?
Outre les soucis de gestion de puissance sur
l'entièreté d'un tour, il est apparu lors des tests de départ
initiaux que les pilotes ne parvenaient plus à
"doper" leur moteur pour garantir le meilleur envol
possible à l'extinction des feux.
Comme Sport Auto vous
l'explique ici, chaque pilote a besoin d'atteindre un
certain seuil de puissance pour être dans la
bonne "fenêtre" d'enclenchement de son
embrayage, et arracher sa voiture à l'immobilité en une
micro-seconde.
Hors, la nouvelle
répartition d'énergie du bloc affecterait la
réponse du turbocompresseur qui a désormais besoin
de plus de temps qu'avant pour monter dans les
tours, et ainsi fournir le temps de réaction espéré.
Si les pilotes se rangeant dans le haut de la
grille sont potentiellement moins à
risque, la fenêtre de temps trop étroite
imposée par le règlement de la FIA pourrait poser problème aux
concurrents de la deuxième moitié du peloton, vu
qu'ils disposeront d'encore moins de secondes que les leaders pour
se ranger sur leur
emplacement et "préparer" leur
voiture avant que les feux rouges ne s'éteignent.
Procédure de départ : le règlement modifié en vue de Melbourne
Ce problème, soulevé il y a des mois par le team principal de
Ferrari Fred Vasseur, a finalement été pris
au sérieux par les autorités du sport qui ont décidé
d'allouer cinq secondes en plus à chaque pilote dans la
procédure de départ.
Un autre point sur lequel les
teams se sont mis d'accord est de ne pas utiliser le "mode
ligne droite" de leurs voitures à l'extinction des feux.
Il fut en effet envisagé de permettre aux pilotes d'ouvrir
leurs ailerons en grand pour diminuer la
résistance aérodynamique de leur monoplace, et ce
afin de favoriser leur envol au moment du départ.
Mais cette diminution drastique de l'appui,
combiné à la nature imprévisible d'un peloton de 22 machines
lancées au galop, pourrait accoucher de potentiels "scénarios catastrophe" de
l'aveu même de plusieurs protagonistes comme Oscar
Piastri.
Ces changements devraient être d'application
dès l'Australie avec une validation
préalable par le Conseil Mondial du Sport Auto de la FIA,
une étape nécessaire pour toute modification apportées aux textes
réglementaires.
Allouer plus de temps, c'est un pas en avant. Mais cela n'efface pas pour autant certains doutes quant au premier envol de l'année auquel nous assisterons dans l'Albert Park. La Ferrari SF-26, dont le groupe-propulseur a été en partie développé pour favoriser un temps de réponse le plus court possible en phase de départ, a d'ores et déjà impressionné par sa vélocité au dernier test de procédure à Sakhir. En sera-t-il de même sur le tarmac australien ?















