Mercedes Classe A : elle survivra jusqu’en 2028… mais ne sera plus produite en Allemagne

Publié le 11 janvier 2026 à 08:00
Mercedes-AMG Classe A45 S - Crédit : GREG / EMAS

Mercedes prolonge la Classe A jusqu’en 2028, mais en fermant progressivement les chaines de production allemande. Que révèle ce choix pour l’Europe et les acheteurs français ?

Pour sauver sa petite star, Mercedes a choisi une voie plus discrète qu'un lancement de nouvelle génération. La Classe A actuelle, en service depuis 2018, obtient un sursis alors qu'elle devait quitter la scène au milieu de la décennie. Ce sursis ne se fera pourtant pas sans un bouleversement profond de son lieu de naissance, au coeur même de l'identité allemande du modèle...

Ce qui change pour la Mercedes Classe A jusqu'en 2028

Le constructeur a confirmé que sa compacte resterait au catalogue au moins jusqu'en 2028, dans le cadre d'un plan d'économies d'environ 5 milliards d'euros. L'objectif est de défendre les marges de son entrée de gamme face à la poussée des marques chinoises. Reste une question sensible pour les fans de la Mercedes Classe A : où sera-t-elle fabriquée demain ?
L'actuelle génération W177 de la Classe A, lancée en 2018, devait initialement s'arrêter autour de 2025-2026, sans remplaçante directe. La marque voulait réduire son offre de petites voitures pour concentrer ses investissements sur des modèles plus rentables. Le maintien de la production jusqu'en 2028 prolonge un modèle qui a largement contribué aux plus de 600 000 ventes annuelles de compacts Mercedes observées en 2018-2019. En parallèle, les équipes travaillent déjà sur la relève basée sur la nouvelle plateforme modulaire MMA, capable d'accueillir moteurs thermiques et électriques. Cette base servira aussi à la future CLA, appelée à devenir l'accès principal à la gamme. D'ici là, la compacte actuelle poursuit sa carrière presque inchangée, mais son environnement industriel est en train de basculer.

De Rastatt à Kecskemét : la compacte Mercedes se délocalise

Jusqu'ici, la Classe A sortait surtout des lignes de l'usine de Rastatt en Allemagne. À partir du deuxième trimestre 2026, la production sera transférée vers le site de Kecskemét, situé à une centaine de kilomètres de Budapest en Hongrie. Ce déplacement vers l'est répond à la recherche de coûts de main-d'oeuvre plus bas. L'usine hongroise vise une capacité d'environ 300 000 à 400 000 véhicules par an et le recrutement d'environ 3 000 salariés supplémentaires. Kecskemét n'est pas un territoire vierge pour Mercedes, qui y assemble déjà plusieurs modèles compacts, dans un pays devenu un hub automobile européen où se trouvent aussi BMW, Audi ou BYD. La direction y voit un moyen de préserver l'image premium tout en réduisant les coûts de sa voiture la plus accessible.
Après la bascule, la Classe A n'affichera plus sur sa plaque la mention "Made in Germany", si chère à certains acheteurs. Le transfert de la Classe A libère des capacités précieuses à Rastatt, que Mercedes compte consacrer aux futurs modèles sur base MMA. La nouvelle CLA et son dérivé Shooting Brake doivent en profiter, tout comme les prochains SUV compacts. La direction menée par Ola Källenius veut concentrer les moyens allemands sur ces modèles plus récents, jugés plus rémunérateurs pour le groupe.

Pour un acheteur français, la conséquence est simple : la Classe A reste disponible au moins jusqu'en 2028, mais elle sera d'abord assemblée en Allemagne puis en Hongrie à partir de 2026, sans changement annoncé sur les tarifs...

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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