Nissan Z : elle écrase cette référence avec deux fois plus de ventes en 2025
En quelques années, la Nissan Z a fait vaciller la toute‑puissante Toyota GR Supra sur le marché américain. Derrière leurs chiffres de ventes, un renversement plus profond se dessine...
Sur le papier, tout semblait acquis pour la Toyota GR Supra, star des coupés japonais depuis son retour. Pourtant, c’est une autre japonaise qui a pris le dessus sur le marché américain : la Nissan Z, revenue récemment mais avec une progression fulgurante...
Les chiffres qui montrent la prise de pouvoir de la Nissan Z
En 2025, le rapport de force a basculé très nettement : la
Nissan Z a été
écoulée à 5 487 exemplaires aux États-Unis, contre 2 953 pour la
Toyota GR Supra. Autrement dit, le coupé Nissan a
vendu près de deux fois plus que sa rivale, après une première
victoire plus timide en 2024. Un retournement express qui en dit
long sur l’état du segment.
En 2024, la Z avait déjà pris l’avantage, avec 3 164 ventes contre
2 615 pour la Supra, soit un écart d’à peine 549 unités. Un an plus
tard, l’histoire est toute autre : la Nissan progresse de 73,4 %
quand la Toyota ne gagne qu’environ 13,3 %, ce qui porte le ratio à
environ 1,9 Z pour 1 Supra. La tendance ne s’est donc pas seulement
confirmée, elle s’est emballée.
Ce renversement tranche avec le début de décennie. En 2021, la
Supra affichait encore 6 830
unités vendues aux États-Unis, pendant que la nouvelle Z démarrait
quasiment de zéro avec 36 exemplaires, puis 263 en 2022 et 1 771 en
2023. La courbe de la Toyota descend année après année, celle de la
Nissan grimpe sans interruption jusqu’à dépasser puis quasiment
doubler sa rivale.
Pourquoi la Nissan Z a pris le large face à la Toyota GR Supra ?
Le décollage s’est vraiment vu en 2025 : au premier trimestre,
la Z a atteint 2 154 immatriculations contre seulement 421 pour la
Supra, soit environ cinq Z pour une Supra. À mi‑année, l’écart
reste impressionnant avec 3 789 Z contre 1 231 Supra, avant de se
stabiliser sur l’année complète autour du fameux quasi
deux‑pour‑un.
Côté produit, la Nissan Z aligne un V6 3,0 l
biturbo de 400 ch, disponible en boîte manuelle, pour un prix
d’entrée autour de 42 970 dollars (environ 39 500 €) aux
États-Unis. La Toyota GR Supra 3,0 l de 382 ch
démarre autour de 57 500 dollars (près de 53 000 €), surtout depuis
la disparition de la version 2,0 l plus abordable. L’écart dépasse
donc 14 000 dollars, soit plus de 13 000 €, au bénéfice de la
Nissan, qui profite en plus d’une version Z Nismo de 420 ch pendant
que la Supra approche de la fin de sa carrière, avec série spéciale
et arrêt annoncé après le millésime 2026. Malgré ce coup d’éclat,
la Nissan Z et la Toyota GR Supra restent
des modèles de niche, loin derrière une Ford Mustang qui écoule
plus d’exemplaires à elle seule. Mais pour les passionnés de coupés
japonais, voir la Z quasiment doubler la Supra change la hiérarchie
symbolique, surtout avec un modèle Nissan plus puissant, bien moins
cher et porté par une dynamique produit encore fraîche...
Pour un amateur français qui suit ce duel à distance, ces chiffres américains donnent le ton : l’image de sportive “maligne” se déplace vers la Z, tandis que la Supra glisse vers un statut de collector en fin de parcours. Et la suite se jouera sans doute avec la remplaçante sportive que Toyota prépare déjà, face à une Z qui a trouvé son public.


