V8 de 960 ch, châssis affûté et aérodynamique travaillée : la Jensen Interceptor GTX s’annonce redoutable
Jensen ressuscite l'Interceptor avec une spectaculaire GTX réservée à la piste. Ce prototype à près de 1 000 ch prépare déjà deux futures versions homologuées pour la route.
La Jensen Interceptor GTX n'a plus grand-chose de la GT feutrée des années 70. Pour sa renaissance, le nom britannique s'accroche à un châssis neuf, un V8 Chevy gavé de compresseur et un aileron arrière digne d'une voiture de course. Résultat : 960 ch envoyés aux seules roues arrière, réservés à la piste.
Cette Interceptor moderne est un prototype de circuit, pas un restomod nostalgique. Sous son long capot, un V8 de 6,8 litres dérivé d'un bloc General Motors atteint 960 ch grâce à un énorme compresseur, avec un potentiel de 1 200 ch. Jensen l'assume : cette GTX sert surtout de laboratoire pour de futures Interceptor routières.
Jensen Interceptor GTX : une pistarde radicale pour relancer la légende
Dans les années 60 et 70, l'Interceptor d'origine mélangeait carrosserie britannique et gros V8 Chrysler, pour une vraie GT de gentleman. La marque a ensuite disparu, puis survécu via des préparateurs qui modernisaient les anciennes. Avec la GTX, Jensen International change d'époque : châssis aluminium inédit collé, carrosserie en aluminium formée à la main, proportions inspirées de l'ancienne mais dessin entièrement nouveau.
La GTX n'est ni homologuée pour la route ni inscrite dans un championnat officiel. Elle vise ces propriétaires qui s'offrent des journées complètes de roulage sur circuit. Le V8 envoie sa puissance aux roues arrière via un arbre de transmission en carbone et une boîte séquentielle transaxle à six rapports, commandée par palettes ou levier. Chaque exemplaire tournerait autour de 1,1 million d'euros, en très petite série.
Un V8 Chevy de 6,8 litres et un aileron arrière vraiment imposant
Le cœur de la Jensen Interceptor GTX 960 ch vient du catalogue General Motors. Le bloc V8 6,2 litres d'origine a été réalésé à 6,8 litres et reçoit un compresseur de 2,65 litres préparé par Late Model Engines. Résultat : 960 ch, plus de 1 400 Nm de couple et un régime jusqu'à environ 7 000 tr/min, avec une marge mécanique annoncée pour atteindre 1 200 ch.
Autour de ce moteur, Jensen a créé un châssis aluminium collé avec suspensions à double triangulation et amortisseurs Nitron réglables trois voies. La direction reste assistée hydrauliquement pour un ressenti naturel. L'aileron arrière en carbone, associé à un splitter, un fond plat et un diffuseur, génère plus de 350 kg d'appui. Il masque en partie la lunette arrière enveloppante et donne à la voiture un profil de GT3 sauvage.
Cabine de course aujourd'hui, Interceptor GT de luxe demain
À bord, l'ambiance ne trompe pas : coque nue, baquets en carbone, harnais six points, arceau, extincteur et instrumentation type MoTeC remplacent le bois verni et les moquettes épaisses des anciennes. Les écrans jugés superflus disparaissent pour laisser la place à quelques commandes essentielles. On est plus proche d'une voiture de course que d'un coupé de grand tourisme classique.
Jensen prévoit pourtant déjà la suite. Une Interceptor GTR, homologuée route mais toujours radicale, devrait reprendre la base technique de la GTX en version assagie. Derrière, une Interceptor GT plus luxueuse viserait les grandes GT type Aston Martin, avec quatre places et potentiellement quatre portes, et une boîte automatique ou manuelle. Dans un paysage qui s'électrifie, un tel V8 fait figure de baroud d'honneur.














