350 km/h avec la Chiron reconstruite par Mat Armstrong ? Mate Rimac répond : "Ça dépend de la taille de tes…"

Publié le 5 septembre 2026 à 19:00
350 km/h avec la Chiron reconstruite par Mat Armstrong ? Mate Rimac répond : "Ça dépend de la taille de tes…"

À Monterey Car Week, Alex G présente la Bugatti Chiron Pur Sport reconstruite par Mat Armstrong au patron de Bugatti, Mate Rimac. Entre flatteries, doutes techniques et proposition déroutante, la tension monte.

Une Bugatti Chiron Pur Sport reconstruite par un youtubeur, ça ressemble à un scénario de série. Quand cette hypercar à environ 5 millions d'euros, refaite par Mat Armstrong, se retrouve face au PDG de Bugatti Rimac, l’histoire bascule. C’est ce qui vient d’arriver à son propriétaire, le youtubeur Alex G Was Here.

À Monterey Car Week, Alex a profité d’une accalmie pour aller présenter sa Chiron Pur Sport à Mate Rimac en personne. C'est leur première rencontre, après des mois de critiques sur ce projet jugé "fou". Le PDG s’est montré souriant, mais ses phrases, entre blagues et avertissements crus, ont vite refroidi l’ambiance.

De l’épave blacklistée à la Chiron ressuscitée

Au départ, cette Bugatti Chiron Pur Sport était une épave, déclarée perte totale après un crash, alors qu’elle vaut près de 5 millions d’euros. Bugatti a blacklisté son VIN, bloquant l’accès aux pièces officielles. Mat Armstrong a quand même racheté l’auto et décidé de la reconstruire lui‑même, devant sa communauté. Au menu, pièces imprimées en 3D et éléments trouvés ailleurs, jusqu’aux airbags d’Audi.

Mate Rimac avait déjà réagi avant même la fin du chantier. Pour lui, remettre en route la voiture ne suffit pas : impossible de garantir l’intégrité de la monocoque en carbone et des points qui encaissent l’appui aérodynamique à l’arrière. Une Chiron Pur Sport est conçue pour encaisser plus de 350 km/h, pas pour être recollée avec des morceaux venus de partout. D’où ce mot qui revient chez lui : projet "complètement fou".

Ce que le patron de Bugatti lui a dit en face

Quand Alex l’interpelle à Monterey, Mate Rimac reste poli, presque joueur. Il lui lance d’abord : "Si tu nous la rends, on la réparera à un prix raisonnable". Puis il pique gentiment le projet en rappelant les promesses d’impression 3D : "Tu as dit que tu pouvais tout 3D‑imprimer, non ? Le pare‑brise, la boîte de vitesses…" Sourire aux lèvres, mais message limpide : une hypercar n’est pas un bricolage.

Quand Alex lui parle de vitesse maxi, Rimac répond : "Ça dépend de la taille de tes couilles". Il enchaîne sur la physique d’un aileron fixé sur un autre panneau, rappelant qu’à ces vitesses l’appui doit arriver dans une structure prévue pour. Il évoque aussi les essais de la Chiron encore fissurée. Et quand Alex lui propose un tour, il coupe court : "Je suis un mauvais passager", avant de préciser qu’il ne la conduirait qu’après un passage complet en atelier Bugatti.

Une porte entrouverte pour Bugatti et pour l’avenir de cette Chiron

Derrière les punchlines, le message de Mate Rimac ne change pas : pour lui, reconstruire une hypercar hors réseau officiel reste une très mauvaise idée. En proposant malgré tout de remettre cette Chiron Pur Sport en état "à un prix raisonnable", Bugatti montre qu’elle préfère reprendre la main plutôt que la laisser circuler sans contrôle.

Pour Alex, la suite se joue là : accepter ce retour en usine, ou garder une Chiron unique, mais contestée.

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