Le youtubeur Mat Armstrong frôle la catastrophe avec sa Bugatti Chiron Pur Sport à cause d’un simple capteur
Au cœur de la reconstruction d’une Bugatti Chiron Pur Sport à 5,1 millions d'euros, Mat Armstrong commet une erreur fatale sur un simple capteur. Entre châssis menacé, conflit avec Bugatti et réputation en jeu, jusqu’où ce pari peut-il encore tenir ?
Rebâtir une hypercar jugée irrécupérable par son propre constructeur : le pari de Mat Armstrong sur une Bugatti Chiron Pur Sport est extrême. Bugatti Rimac a verrouillé le numéro de châssis, refusé de vendre la moindre pièce et averti que la voiture était structurellement compromise. Mat Armstrong a quand même tout ouvert, séparé les deux moitiés de la Chiron, refait radiateurs, crash bar et airbags dans son atelier familial. Au moment de tout refermer, un détail apparemment insignifiant a failli réduire à néant des mois de travail.
Ce détail, c'est un capteur de pression de réservoir de la Bugatti Chiron Pur Sport, écrasé par erreur entre deux sections de carrosserie pendant le remontage. Dans sa vidéo I MADE A BIG MISTAKE FIXING THE WRECKED BUGATTI CHIRON, publiée sur la chaîne YouTube de restauration de Mat Armstrong, on le voit découvrir qu'il ne peut plus faire pivoter le capteur pour brancher sa prise. Cette erreur fatale de Mat Armstrong sur sa Bugatti Chiron paraît minuscule, mais elle menace l'intégrité du châssis.
Comment la Bugatti Chiron de Mat Armstrong en est arrivée à ce point de rupture
La voiture en question est une Bugatti Chiron Pur Sport évaluée à environ 6 millions de dollars, soit près de 5,1 millions d'euros, selon le média automobile et lifestyle spécialisé Supercar Blondie. La réparation par le réseau officiel était chiffrée à 1,7 million de dollars, environ 1,4 million d'euros. Mat Armstrong et le propriétaire, l'influenceur Alex Gonzalez, ont refusé l'option usine à Molsheim et choisi la voie indépendante, avec pièces fabriquées sur mesure et un démontage poussé jusqu'à séparer la voiture en deux.
Cette décision transforme chaque geste en pari gigantesque. En resserrant les énormes vis en titane qui relient l'avant et l'arrière du châssis, Mat Armstrong pensait avoir franchi le moment le plus risqué. C'est seulement une fois la structure refermée, quand il commence à rebrancher les circuits de carburant et d'émissions, qu'il découvre le capteur coincé. Pour le libérer proprement, il faudrait théoriquement redéposer ces mêmes boulons et rouvrir la Chiron, avec le spectre d'une nouvelle fragilisation du châssis.
Pourquoi un simple capteur menace tout le projet Bugatti Chiron
Sur une hypercar moderne, le capteur de pression de réservoir vérifie que le système de carburant reste étanche. S'il est endommagé ou mal branché, le calculateur peut limiter les performances ou empêcher le démarrage. Ici, le problème est double. Le capteur de la Bugatti Chiron Pur Sport est physiquement écrasé entre deux éléments de carrosserie et il est quasiment inatteignable. Forcer dessus risquerait de casser davantage, mais rouler avec un capteur HS sur une voiture pensée pour des vitesses extrêmes serait tout aussi inenvisageable.
Ce que l'erreur de Mat Armstrong change pour la suite de sa Bugatti Chiron
Plutôt que de tout rouvrir, Mat Armstrong opte pour une solution chirurgicale. Selon ce média, il sacrifie le capteur coincé, le remplace et découpe un discret accès dans la structure pour pouvoir l'atteindre sans ressortir le moteur. Selon le site d'actualités Memesita, Bugatti Rimac proposait une réparation officielle entre 600 000 et 1,6 million de dollars, soit environ 510 000 à 1,4 million d'euros. L'épisode du capteur rappelle que Mat joue la survie de cette Bugatti Chiron autant que sa crédibilité face au constructeur.














