Un réveil à 750 000 € : une Ferrari et une Lamborghini apparaissent dans son jardin
À Bazemont, une habitante ouvre ses volets sur une Ferrari F8 Tributo et une Lamborghini Huracan STO posées en travers de son jardin. Derrière ce réveil à 750 000 €, une nuit de casse, de cavale et d'enquête qui conduit jusqu'au tribunal de Versailles.
Une habitante de Bazemont ouvre ses volets et découvre, dans son jardin, une Ferrari F8 Tributo et une Lamborghini Huracan STO. Deux supercars habituellement vues sur circuit se retrouvent entre ses haies. Leur valeur totale approche les 750 000 €.
La riveraine croit à une farce et compose le 17. Les gendarmes arrivent, examinent les carrosseries abîmées et comprennent que ces bolides n’ont rien d’un cadeau : dans la nuit du 27 novembre 2025, ils ont été volés dans un garage à Richebourg comme le rapportent nos confrères d'Actu.fr. Reste à comprendre comment cette Ferrari et cette Lamborghini dans son jardin ont terminé là.
De Richebourg à Bazemont : le casse derrière la Ferrari et la Lamborghini
Dans ce garage spécialisé dans les voitures, un groupe s’est introduit la nuit. Les images de vidéosurveillance montrent des hommes forçant un coffre-fort avec un pied-de-biche et un tournevis, repartant avec huit clés, des badges et un appareil photo. Pour ouvrir la porte, ils lancent une Toyota Yaris comme voiture-bélier, puis s’emparent de la Ferrari F8 Tributo et de la Lamborghini Huracan STO.
Les caméras détaillent l’amateurisme du groupe. Un premier homme grimpe dans une Porsche puis dans une Ferrari 296 GTB, sans réussir à la démarrer, avant de fuir à pied. Un deuxième, qui semble diriger, prend le volant de la Lamborghini Huracan STO. Le troisième se blesse en brisant une vitre, tente d’effacer son sang avec du gel hydroalcoolique, conduit la Toyota Yaris bélier puis s’en va avec la Ferrari F8 Tributo.
Bolides abandonnés dans un jardin et enquête des gendarmes
La fuite se poursuit sur les routes des Yvelines. À Vert, les voleurs forcent un barrage et percutent l’arrière gauche d’une voiture de gendarmerie. Les deux supercars sont filmées à Mantes-la-Ville, avant d’être abandonnées au petit matin dans le jardin de Bazemont, si abîmées qu’elles ne représentent plus d’intérêt pour leurs ravisseurs. Le coût des réparations est estimé à environ 360 000 €.
Au garage de Richebourg, les enquêteurs de la Brigade de recherches de Mantes-la-Jolie relèvent empreintes et traces ADN sur des gouttes de sang laissées par le suspect blessé malgré sa tentative de nettoyage au gel hydroalcoolique. Ils analysent les lignes téléphoniques actives près du site au moment du casse et recoupent les bornes avec les trajets filmés. Trois hommes sont finalement identifiés et interpellés le 27 janvier 2026.
Au tribunal de Versailles, un réveil judiciaire pour les trois suspects
Originaires des Mureaux, d’Aubergenville et de Viry-Châtillon, les trois suspects sont présentés au tribunal de Versailles. Ils reconnaissent globalement les faits et obtiennent un délai pour préparer leur défense, l’audience étant renvoyée au 25 mars 2026. L’un explique avoir répondu, pour 3 000 €, à une annonce en ligne en raison de difficultés financières ; les deux autres admettent leur participation. "Je rappelle que l’un encourt 20 ans et les deux autres 10 ans. Et je crois qu’il existe un réel risque de réitération", a rappelé la procureure de la République, citée par actu.fr.
"Les faits sont reconnus. L’enquête est ficelée et bien ficelée. Il n’y a rien à contester. Ils seront là", a assuré l’un des avocats. Juste avant leur incarcération l'un des prévenus a déclaré vouloir "crever l’abcès. L’occasion est bonne. Je dois m’excuser.".














