SUV, hypercars, breaks sportifs : tout a commencé avec ces 5 modèles des années 90

Publié le 7 août 2026 à 18:30
SUV, hypercars, breaks sportifs : tout a commencé avec ces 5 modèles des années 90

Elles n'ont pas toutes été des succès immédiats, mais elles ont lancé des tendances qui dominent aujourd'hui le marché. Voici les cinq pionnières qui ont changé l'automobile moderne.

Quand vous regardez autour de vous, en ville ou sur l’autoroute, vous voyez surtout des SUV imposants, des pick-up façon salon roulant et quelques sportives hors de prix. Sans en avoir conscience, vous croisez tous les jours l’ombre de quelques voitures des années 1990 qui ont changé l’automobile moderne pour de bon.

Loin d’être un simple souvenir de posters dans une chambre d’ado, cinq modèles sortis entre 1993 et 1996 ont posé les bases de segments entiers : hypercars extrêmes, pick-up de loisir, compacte premium, break ultra-performant, SUV premium. En remontant à ces pionnières, on comprend mieux pourquoi l’offre de 2026 ressemble autant à ce qu’elle est aujourd’hui.

Pick-up et SUV premium : quand les années 90 sortent de l’utilitaire

Tout commence avec le Dodge Ram de 1994, né du projet "Phoenix" alors que les pick-up Dodge végétaient autour de 80 000 ventes par an. Le dessin audacieux de Phillip E. Payne, inspiré d’un gros camion miniaturisé, tranche avec les Ford et Chevrolet de l’époque. Résultat : plus de 232 000 exemplaires la première année, puis environ 410 000 en 1995, et un pick-up soudain perçu comme objet de style.

À l’autre bout du spectre, la première Mercedes-Benz M-Class W163, fabriquée en Alabama à partir de 1996, n’était pas irréprochable niveau qualité mais a cartonné. Pour la première fois, un grand constructeur généralise l’idée d’un 4x4 haut perché équipé comme une berline de luxe. Dans son sillage arrivent BMW X5 puis Porsche Cayenne et Audi Q7, jusqu’aux SUV de grand luxe comme Rolls-Royce Cullinan, Lamborghini Urus ou Ferrari Purosangue.

Hypercars et compactes premium : deux paris fous devenus la norme

Plus radicale encore, la McLaren F1 de 1993 a inventé à elle seule le segment des hypercars. Gordon Murray obtient carte blanche : cockpit à position de conduite centrale, châssis monocoque en carbone, V12 BMW 6,1 litres atmosphérique de 627 ch, aucune aide électronique, même pas l’ABS. Vendue autour d’un million de dollars, soit environ 870 000 €, elle ouvre la voie aux Bugatti, Pagani ou Koenigsegg actuelles.

Dans un registre beaucoup plus terre à terre, la BMW Série 3 Compact E36/5, lancée en 1994, marque la première incursion assumée d’une marque premium sur le terrain de la Volkswagen Golf. BMW réutilise l’avant de la Série 3 E36 et le train arrière de l’ancienne E30 pour contenir les coûts. La voiture séduit sans faire un tabac, mais elle ouvre la porte aux compactes premium actuelles : Audi A3 et RS 3, Mercedes Classe A et AMG A 45 S, BMW Série 1 et M140i.

Breaks sportifs et avenir : ce que ces cinq icônes disent de demain

Autre OVNI de la décennie, l’Audi RS 2 Avant de 1994, mise au point et assemblée chez Porsche, transforme le break familial en missile. Son cinq cylindres 2,2 litres turbo de 315 ch et 410 Nm, avec boîte manuelle à six rapports et quattro, en fait alors le break de série le plus rapide.

Son héritage se lit dans les Audi RS 4 et RS 6 Avant d’aujourd’hui. Comme le Ram, la M-Class, la F1 et la Série 3 Compact, elle montre qu’un pari un peu fou peut, en quelques décennies, redessiner ce que tout le monde conduit.

Nos marques populaires Voir tout
Sport Auto