RZR Pro R Boost : Polaris reprend le trône avec le SSV de série le plus puissant au monde
Polaris reprend la tête de la course à la puissance avec un RZR Pro R Boost de 275 ch. Turbo, transmission renforcée et refroidissement revu sont au programme.
Sur les dunes comme sur les réseaux, les SSV parlent désormais puissance plus que franchissement. Polaris revient dans l’arène avec le RZR Pro R Boost, un side-by-side biplace ou quatre places pensé pour rouler pied au plancher sur le sable ou les pistes rapides. Gabarit XXL, look d’engin de course et moteur survitaminé : ce RZR ne joue clairement pas dans la même cour qu’un quad loisir.
Derrière son nom un peu barbare se cache surtout un record. Avec son 2,0 litres turbo de 275 ch, le Polaris RZR Pro R Boost devient le SSV de série le plus puissant au monde. Il coiffe au poteau le Kawasaki Teryx H2 (250 ch), lui-même passé devant le Can-Am Maverick R (240 ch) et le précédent RZR Pro R atmosphérique de 225 ch. Reste à voir comment cette surenchère se traduit sur le terrain… et sur le portefeuille.
Moteur 2,0 l turbo : la recette du record pour le RZR Pro R Boost
Le cœur de la bête reste le quatre cylindres ProStar Fury de 2,0 litres. Cette fois, il est coiffé d’un turbo Garrett de 60 mm. Ce turbocompresseur a été dimensionné pour maintenir la puissance maxi jusqu’à environ 3 000 m d’altitude. Il est prévu pour résister à des températures proches de 46 °C. De quoi envisager sans stress des sessions en plein désert. La poussée culmine à 7 000 tr/min, tandis que le couple atteint un peu plus de 300 Nm, à 6 000 tr/min.
La vitesse de pointe annoncée ne bouge pas, autour de 148 km/h. Mais le RZR Pro R Boost y grimpe nettement plus vite que la version atmosphérique. Sur une grande montée de dune ou une piste roulante, les relances promettent d’être beaucoup plus franches. Le moteur garde son souffle là où d’autres commencent à s’essouffler.
Refroidissement et transmission : Polaris muscle la fiabilité
Pour encaisser cette cavalerie, Polaris ne s’est pas contenté de greffer un turbo. Le RZR Pro R Boost adopte un double radiateur. Celui-ci améliore le refroidissement du moteur, du turbo et de la transmission. La boîte à variation continue reçoit une nouvelle architecture "haute capacité". Cloche plus grande, ailettes de refroidissement et flux d’air revu, tout est pensé pour ménager la courroie, point faible classique des SSV très puissants.
La chaîne cinématique suit la même logique. Les arbres de transmission sont renforcés. Le train avant est annoncé plus costaud. Il s'agit d'une réponse aux critiques adressées au différentiel du Pro R atmosphérique lors d’usages extrêmes. Pour celles et ceux qui enchaînent sauts, réceptions un peu sales et gros appuis dans les bosses, cette rigidité accrue doit limiter les casses surprises loin de la base.
Prix, versions et face-à-face avec Can-Am et Kawasaki
Côté tarifs, le RZR Pro R Boost se place tout en haut de la hiérarchie. Les versions Ultimate démarrent à 49 999 $ en deux places et 53 999 $ en quatre places, soit environ 43 000 à 46 000 €. Le niveau Ultra grimpe à 52 999 et 56 999 $ (environ 46 000 à 50 000 €). Cette finition ajoute un capot en carbone, des inserts de sièges spécifiques, un volant MPI GT, des pneus BF Goodrich de 32 pouces et la suspension pilotée Dynamix DVS avec barres antiroulis actives ajustées jusqu’à 200 fois par seconde.
En toile de fond, la chronologie récente ressemble à une montée en gamme permanente. Le RZR Pro R de 225 ch avait ouvert la voie des SSV ultra-performants. Il a vite été rejoint puis dépassé par le Maverick R de 240 ch, avant que le Teryx H2 n’affiche 250 ch. Avec le Pro R Boost, Polaris reprend la première place en puissance. Ce véhicule est strictement interdit sur la route. Il a été pensé pour des pilotes déjà expérimentés. Ceux qui veulent un niveau de performances proche d’une superbike… mais posé sur quatre roues.














