Ce Defender à plus de 140 000 € cache un V8 Chevrolet de 435 ch
Osprey a greffé un V8 LS3 Chevrolet de 6,2 litres dans un Defender 90 largement modernisé. Résultat : 435 ch, 603 Nm et un tarif à six chiffres.
On imagine souvent le Land Rover Defender comme un 4x4 rustique qui grimpe partout sans se presser. Ce Osprey Land Rover Defender change la donne. Sous sa carrosserie de Defender 90 deux portes, l’atelier américain Osprey Custom Cars a glissé un V8 LS3 de Chevrolet Corvette de 6,2 litres. Ce bloc est donné pour 435 ch et 603 Nm de couple.
Ce choix de moteur américain transforme le vieux tout-terrain britannique en vraie brute sur route comme en hors-piste. Pour encaisser cette cavalerie, la mécanique a été largement revue. L’habitacle a aussi été modernisé. Le prix s’établit autour de 165 000 $ (environ 143 000 €) pour ce restomod très exclusif.
Un Defender Osprey avec V8 LS3 : 435 ch sous la carrosserie
À la place du moteur d’origine, on trouve donc un bloc LS3 de 6,2 litres issu de Corvette. La puissance annoncée est de 435 ch et 603 Nm de couple. Le bloc est associé à une boîte automatique à six rapports et à une boîte de transfert LT230 renforcée. Cette dernière est une référence dans l’univers Defender. Les arbres de transmission, les ponts et les joints homocinétiques ont été renforcés pour supporter sans broncher le surcroît de couple.
La préparation ne se limite pas au moteur. Un échappement haute performance, un radiateur en aluminium et deux ventilateurs électriques viennent optimiser le refroidissement. Des durites, lignes d’huile et conduites de frein en inox complètent le tableau, avec l’idée d’offrir la robustesse qui peut faire défaut aux vieux Defender. La puissance dépasse largement celle des V8 Rover d’époque.
Widebody Project Kahn, Viking Blue : un look de concept-car
Extérieurement, ce Defender Osprey ne ressemble plus vraiment au 4x4 de ferme que l’on croise sur les petites routes. Il reçoit un kit widebody signé Project Kahn, avec une face avant retravaillée, une nouvelle calandre, des entourages de phares spécifiques et un pare-chocs en acier noir. La carrosserie est peinte en Viking Blue Metallic, une teinte vive qui souligne les ailes élargies.
Un arceau quatre points peint en argent satiné vient se poser au-dessus de la caisse. La capote souple marron foncé, avec des panneaux latéraux enroulables, renforce le côté cabriolet de plage quand elle est ouverte. Entre la largeur accrue, la couleur bleue métallisée et cette capote contrastée, le Defender prend des allures de pièce unique plus proche du show-car que du simple utilitaire.
À bord, un Defender vintage avec écran 7 pouces et CarPlay
L’habitacle abandonne lui aussi l’austérité d’origine. Osprey installe un écran d’infodivertissement de 7 pouces compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Cela permet de garder la connectivité d’un SUV récent. La sono repose sur un système à huit haut-parleurs Rockford Fosgate/Memphis. Un éclairage d’ambiance apporte également une touche plus chaleureuse lors des trajets nocturnes.
Face à ces équipements, on retrouve tout de même l’architecture de bord typique des vieux Defender, avec une position de conduite droite et une planche de bord très verticale. Le tarif de 143 000 € situe ce modèle dans la sphère des préparations très haut de gamme. C'est bien au-dessus d’un Defender neuf configuré généreusement. Ce genre de transformation reste donc réservé à une clientèle prête à payer le prix fort pour un mélange très singulier d'icône britannique et de gros V8 américain.














