Rallye du Touquet 2026 : un réel défi avec les voitures électriques pour les secours
Du 26 au 28 mars, sur les routes glissantes du Montreuillois, le Rallye du Touquet 2026 a servi de test grandeur nature aux pompiers de la Côte d’Opale. Entre Alpine A290 électriques et désincarcération inédite à Bezinghem, ces secours sous tension ont laissé des traces.
Sur les routes détrempées du Montreuillois, le Rallye du Touquet 2026 n’a pas seulement lancé la saison des rallyes français. Il a aussi servi de salle de classe à ciel ouvert pour les pompiers de la Côte d’Opale. Entre sorties de route, voitures de course cabossées et nouvelles mécaniques électriques, chaque intervention a pris des allures d’examen grandeur nature.
Disputée du 26 au 28 mars sur les petites départementales de la Côte d’Opale, l’épreuve a été rendue piégeuse par la pluie et les routes grasses. Yoann Bonato l’emporte au général au volant d’une Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale. Mais en coulisses, ce sont surtout les protocoles de secours qui ont changé de dimension.
Rallye du Touquet 2026 : un laboratoire pour les pompiers locaux
Sur chaque spéciale, un important dispositif était en place avec médecins, commissaires et équipes de secours. Les centres de secours de Desvres et Hucquelier étaient mobilisés, prêts à intervenir en quelques minutes sur tout le tracé. Pour les sapeurs-pompiers, ce week-end concentre un nombre d’interventions exceptionnel, dans un environnement balisé mais très exigeant.
© Alpine
Aujourd’hui, la marque française revient sur les spéciales avec une proposition inédite : une version 100% électrique de la nouvelle A290, spécialement préparée pour les pistes les plus exigeantes.
La grande nouveauté, ce sont les Alpine A290 engagées dans un trophée 100 % électrique, avec un parc de recharge installé à Hucqueliers. Ces voitures embarquent des batteries haute tension et une électronique complexe. Les équipes de secours ont donc suivi une formation spécifique : schémas de la voiture, points de coupure de l’alimentation, conduites à tenir en cas d’incendie ou de choc sur un pack batterie.
À Bezinghem, une désincarcération qui change les habitudes
Cette préparation a trouvé un écho brutal le 27 mars vers 15h30, quand une voiture est sortie de la route à Bezinghem pour finir sa course dans un champ. Le pilote s’en sort, mais son copilote de 52 ans reste bloqué dans l’habitacle. La spéciale est stoppée, les secours du rallye et les pompiers de Desvres et Hucqueliers convergent aussitôt.
En intervention classique, la règle consiste souvent à découper le toit pour libérer la victime. Là, la présence d’un arceau de sécurité en acier, indispensable à la compétition et très coûteux, pousse les secouristes à revoir le scénario. Sous la responsabilité du lieutenant Nicolas Charlemagne, chef de centre à Hucquelier, les sièges sont démontés un à un pour extraire prudemment le copilote.
Pourquoi ce Rallye du Touquet rend les pompiers encore meilleurs
Ce type d’épreuve oblige les sapeurs-pompiers à combiner maîtrise des nouvelles technologies et contraintes du sport automobile. Les réflexes acquis sur le Rallye du Touquet 2026, la gestion d’un parc de recharge ou d’une désincarcération sans découpe se retrouveront demain sur n’importe quel accident impliquant une voiture électrique entre Boulogne-sur-Mer et le Montreuillois. Pour la population locale, chaque édition fait gagner un temps d’avance en sécurité.














