Studebaker GT Hawk 1962 : malgré les apparences, ce coupé de grand tourisme n’a pas sa couleur d’origine
Née en 1962 dans une Amérique fascinée par les coupés de luxe, la Studebaker GT Hawk aligne V8, style européen et rareté. Un exemplaire quasi parfait cache encore un mystère au niveau de sa peinture.
Parmi les coupés américains des années 1960, certains ont tout pour plaire sauf la célébrité. Ligne élancée, V8 sous le capot, intérieur cossu, mais un nom oublié. C’est le cas d’une grand tourisme d’un constructeur aujourd’hui disparu, dont un exemplaire quasi parfait roule encore aux États-Unis avec un petit secret caché dans son coffre, noté sur une simple feuille de fabrication.
Cette inconnue, c'est la Studebaker GT Hawk 1962, "un coupé de grand tourisme commercialisé par Studebaker entre 1962 et 1964." selon Wikipedia, et "la version finale de la série Hawk, qui a débuté avec le Golden Hawk". Will Weigler en possède un exemplaire qui garde son V8 289 ci d'origine et se conduit "comme à la sortie du showroom", raconte Autoevolution dans "Une grande routière tombée dans l'oubli : la Studebaker GT Hawk de 1962, un classique époustouflant qui cache un petit secret". Son secret tient à une feuille de fabrication dans le coffre : elle indique Ermine White, alors que la carrosserie affiche aujourd’hui un argent flatteur.
Une grand tourisme Studebaker née au mauvais moment
Studebaker a cessé de produire des voitures en 1966, rappelle Wikipedia, après plus d’un siècle d’activité. La famille Hawk apparaît en 1956 autour de plusieurs coupés, dont la Golden Hawk de haut de gamme. La Gran Turismo Hawk prend le relais pour les millésimes 1962 à 1964. Toujours selon Wikipedia, 8 388 exemplaires sont vendus aux États-Unis en 1962 puis 4 009 en 1963, et un peu plus de 1 500 exportations complètent le total.
Techniquement, la 1962 reste une GT. Le cœur de gamme repose sur un V8 Studebaker 289 ci (4,7 litres) avec boîtes manuelles à 3 ou 4 rapports, ou une automatique à 3 vitesses, détaille le magazine Hemmings. Le même article explique que Brooks Stevens "a supprimé les ailerons et s'est inspiré de la ligne de toit de la Ford Thunderbird" pour aboutir à "un design intemporel", en retirant 28 dollars (environ 24 euros) de coût par voiture, et rappelle que "Un peu moins de 16 000 exemplaires ont été construits" toutes années confondues.
Un style très européen pour la Studebaker GT Hawk 1962
Visuellement, la Studebaker Gran Turismo Hawk 1962 joue les européennes. La large calandre évoque les Mercedes-Benz, les montants arrière rappellent la Ford Thunderbird et les chromes fins une Lincoln Continental. A l’intérieur, le métal des années 1950 cède la place à une planche de bord façon bois. Sur la voiture de Will Weigler, le gris argent renforce encore cette impression, la teinte dialoguant mieux avec les baguettes de chrome que le blanc d’usine mentionné sur son build sheet.
Une GT Hawk 1962 encore abordable pour qui accepte les écarts
Sur le marché de la collection, cette grand tourisme oubliée reste loin des icônes plus connues. La plateforme d’analyse de ventes de voitures de collection Classic.com note : "Le prix moyen d'une Studebaker Hawk Series - Gran Turismo Hawk est de 19 324 $ (environ 17 000 €)", soit un prix moyen comparable à celui d’une familiale neuve. Les transactions vont d’exemplaires fatigués autour de 5 000 dollars (environ 4 200 euros) à des voitures restaurées dépassant les 30 000 dollars (environ 25 700 euros). Dans ce cadre, une GT Hawk 1962 aussi saine que celle de Will, même avec une peinture non conforme au code d’origine, offre un accès abordable aux grands coupés américains au style européen.














