Le président de la FIA possède 160 américaines à V8 et explique sa préférence

Publié le 31 octobre 2026 à 08:30
Mis à jour le 31 octobre 2026 à 09:42
president fia

Au Grand Prix des États-Unis, le président de la FIA a révélé posséder 160 voitures américaines à V8. Derrière cette collection XXL, une histoire personnelle bouscule l’Europe auto.

160 voitures américaines à moteur V8, toutes rangées au nom d’un seul homme. Derrière les règlements de la Formule 1 et les briefings en costard, le président de la FIA cache un garage XXL : Mohammed Ben Sulayem affirme posséder 160 américaines à V8, une passion assumée pour ces monstres de bitume que beaucoup imaginent déjà bannis des villes.

Lui ne s’en cache pas : "J’adore les V8 américains", confie-t-il. Ce qu’il recherche, c’est "le rugissement, le sentiment de liberté". Lorsqu’il arrive aux États-Unis, il voit "de grandes voitures qui ont une présence", et à ses yeux, face à elles, beaucoup de modèles européens ressemblent "à des boîtes d’allumettes". Une petite phrase qui fait grincer quelques dents côté vieux continent.

160 américaines à V8 : la confession d’un patron de la FIA très collectionneur

Ancien pilote de rallye devenu patron de la FIA, Mohammed Ben Sulayem passe sa vie sur les circuits, entre paddocks de F1 et réunions de sécurité. Il reste discret sur le volume total de sa collection et sa valeur, mais des estimations informelles tournent autour de 100 millions de dollars, soit près de 95 millions d’euros, sans qu’il ne confirme jamais ces chiffres.

Ce qui est sûr, en revanche, c’est la diversité de ce parc privé. On y croise des hypercars rarissimes comme une Mercedes‑AMG One, une Ferrari Daytona SP3, une Bugatti Bolide, une Koenigsegg Agera RS, une Lexus LFA ou une GMA T.50, mais aussi des icônes plus anciennes, Jaguar XJ220, Mercedes 300SL, Ferrari F40, jusqu’à un pick-up Studebaker animé par un moteur de BMW M3.

Des routes des Émirats aux « road boats » Cadillac

Sa préférence pour les grosses américaines ne sort pas de nulle part. "Vous devez vous souvenir d’où j’ai grandi : routes ouvertes, carburant peu cher, comme aux États‑Unis, donc les voitures américaines y vont très bien", raconte Mohammed Ben Sulayem à propos de son enfance aux Émirats arabes unis. Dans ce décor, les grands coupés et berlines made in USA deviennent vite le compagnon idéal.

Quand on lui demande quelle voiture il garderait s’il devait n’en sauver qu’une, la réponse fuse : une Cadillac. "Elles sont grandes, on les appelle des 'road boats' pour une raison, elles sont énormes", sourit-il. Il cite aussi la Chrysler Imperial et les Lincoln, qu’il aime "parce qu’elles sont grandes". En revanche, ces géantes "ne roulent pas toujours très bien", d’où son envie de retravailler châssis et tenue de route.

Restomods maison : pourquoi il préfère ses américaines aux européennes

Plutôt que d’acheter clé en main une préparation à plusieurs centaines de milliers d’euros, Mohammed Ben Sulayem revendique une approche très personnelle : "Même avec toutes les supercars de ma collection, celles que j’apprécie le plus sont mes restomods… Je les aime parce que je les fais moi‑même." Il parle de tester le comportement, découper l’avant du cadre, souder un nouveau berceau, déplacer le moteur, régler précisément la suspension, monter de grosses roues et des freins modernes, revoir toute la direction.

Cette transformation ressemble à un chantier sans fin, et il en est ravi : "C’est un voyage que je ne veux pas voir finir… je fais une deuxième voiture, puis une troisième." Au final, "les voitures que j’apprécie le plus, celles que je conduis vraiment, ce sont les américaines que je modifie moi‑même". Pendant qu’il défend, dans les coulisses de la F1, l’idée de moteurs V8 plus simples et plus sonores, c’est dans ces Cadillac, Imperial et Lincoln modernisées qu’il entretient sa propre dose de décibels et de liberté mécanique.

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