À peine majeur, il prend le volant d’une McLaren Elva de 815 ch sans pare-brise
À 18 ans, Aidan se retrouve au volant d’une McLaren Elva 815 ch sans pare-brise, facturée 1,7 million d’euros. Entre frissons, responsabilités et rareté, son récit surprend.
À 18 ans, Aidan découvre la majorité au volant d'une voiture que la plupart ne verront jamais qu'en photo : une McLaren Elva, hypercar de plus de 800 chevaux au cockpit totalement ouvert. Pas de toit, pas de vitres, presque rien entre son visage et l'air qui gifle. Dans le garage familial, c'est cette barquette extrême qu'il choisit dès que son père lui tend les clés.
Son père, grand amateur de McLaren mais encore plus passionné de bateaux, aligne les modèles de rêve sans vraiment les utiliser. Il laisse donc son fils, tout juste titulaire du permis, sortir ces machines hors norme. Aidan résume son coup de foudre en une phrase : "C'est la meilleure voiture que j'ai jamais conduite, de très loin".
À 18 ans, il prend le volant d’une McLaren Elva hors norme
Dans le garage, l'Elva partage l'espace avec une 720S Spider, une 750S et une future W1 déjà commandée. Le père se définit comme collectionneur, mais préfère le large aux circuits, si bien que les supercars roulent surtout grâce à son fils. Aidan explique qu'il peut toutes les conduire, l'Elva occupant clairement la première place.

Il décrit la voiture comme un immense jouet très sérieux : "Elle se conduit comme un kart, elle tourne comme un kart et elle accroche comme un kart". Il rit du rétroviseur planté sur le capot, "complètement inutile, mais tellement beau". En revanche, l'absence de jauge de température dans l'habitacle le surprend sur une auto aussi sophistiquée.
McLaren Elva : barquette de 815 ch et pare-brise invisible
La McLaren Elva est une barquette deux places sans toit, sans vitres latérales ni pare-brise, dérivée des modèles de course historiques de la marque mais homologuée pour la route. Sa monocoque et sa carrosserie en fibre de carbone limitent le poids à sec à environ 1 148 kg. Un V8 4,0 litres biturbo développe 815 ch et 800 Nm, avec un 0 à 100 km/h en 2,7 secondes et une vitesse maximale de 327 km/h.
Pour éviter que pilote et passager ne se fassent littéralement cingler par le vent, McLaren a conçu l'Active Air Management System, ou AAMS. L'air est aspiré par le splitter avant, guidé dans un conduit puis expulsé par une bouche sur le capot, où un déflecteur en carbone se lève d'environ 15 cm. Le constructeur promet ainsi une "bulle de calme" au-dessus de l'habitacle, même si un casque développé avec Bell Racing reste fortement conseillé.
Hypercar à 1,7 million d’euros, rare comme une œuvre d’art
Au lancement, l'Elva s'affichait autour de 1,7 million d'euros toutes taxes comprises. La production annoncée de 399 exemplaires a d'abord été réduite à 249, puis finalement à 149 unités, à la fois pour renforcer l'exclusivité et en raison des arrêts d'usine liés au COVID-19. L'exemplaire du père d'Aidan porte le numéro 10, tandis que la W1 qu'il attend encore, hybride de 1 258 ch, avoisine 2,1 millions de dollars, soit un peu moins de 2 millions d'euros.
La rareté attise déjà les convoitises : l'Elva 114 de Fernando Alonso a dû être vendue en privé après un passage infructueux aux enchères. La plupart des Elva gardent pourtant leur cockpit ouvert, comme celle qu'Aidan conduit à peine majeur.














