La Mercedes CLK la plus sauvage jamais produite n'a été fabriquée qu'à 180 exemplaires et coûte aujourd'hui une fortune

Publié le 15 juillet 2026 à 19:00
La Mercedes CLK la plus sauvage jamais produite n'a été fabriquée qu'à 180 exemplaires et coûte aujourd'hui une fortune

Pour célébrer son titre en DTM, Mercedes a transformé la discrète CLK en une véritable voiture de course homologuée pour la route. Résultat : 582 ch, une production ultra limitée et une cote qui ne cesse de grimper.

Au milieu des années 2000, Mercedes-AMG s’est offert un cadeau de champion : une CLK de route inspirée des voitures de DTM 2003, rebaptisée Mercedes CLK DTM AMG. Pas une simple série spéciale, mais un véritable trophée sur quatre roues, plus sauvage encore que la future Black Series, produit en série ultra limitée.

Ce coupé basé sur la CLK C209 reprend l’idée d’une voiture de course homologuée pour la route : carrosserie bodybuildée, énorme V8 compressé et mise au point signée HWA, la structure qui engageait les Mercedes en DTM. Réservée à quelques clients européens, la CLK DTM AMG se négocie aujourd’hui bien plus cher que son prix neuf.

Mercedes CLK DTM AMG : une DTM de route née de la victoire

Tout part de la saison 2003, où Mercedes écrase le championnat de tourisme allemand avec neuf victoires sur dix et le titre pilotes. Pour célébrer cette domination, la marque décide en 2004 de transformer sa sage CLK en vitrine de son programme course, en laissant filtrer un peu de paddock sur la route ouverte.

Derrière le badge CLK, tout change ou presque. Sous le capot, un V8 5,4 litres à compresseur dérivé des 55 AMG reçoit un réglage maison bien plus méchant, avec une pression de suralimentation relevée et des arbres à cames spécifiques. Résultat : largement plus de 500 ch, un couple énorme, 1 690 kg à vide et un 0-100 km/h expédié en 3,8 s, avant une vitesse de pointe bridée à 320 km/h.

HWA, les 180 exemplaires et un look de voiture de course

Pour fabriquer cette bête, Mercedes fait appel à HWA, société créée par Hans-Werner Aufrecht, cofondateur d’AMG, justement en charge des programmes DTM. L’assemblage est réalisé en petite série pour l’Europe : une centaine de coupés produits entre 2004 et 2005, puis un cabriolet A209 en 2006, portant le total à seulement 180 exemplaires.

Visuellement, la CLK DTM AMG n’a plus grand-chose d’une paisible GT. Ailes avant et arrière hypertrophiées, face avant creusée de prises d’air, petit aileron fixe en carbone posé sur la malle, jantes multi-pièces de 19 pouces à l’avant et 20 à l’arrière : tout respire la voiture de course, sans sacrifier les ajustements dignes d’une Mercedes de luxe. À l’intérieur, la banquette arrière disparaît au profit du carbone.

Plus extrême qu’une CLK 63 AMG Black Series : perfs et cote

Face à une CLK 63 AMG Black Series, pourtant déjà radicale, la CLK DTM AMG joue une catégorie au-dessus. Son V8 compressé développe environ 582 ch et 800 Nm, quand la Black Series se contente d’un 6,2 litres atmosphérique d’environ 507 ch et 630 Nm. Sur l’exercice du 0-100 km/h, la DTM garde quelques dixièmes d’avance et atteint le 0-200 km/h en un peu plus de 12 secondes.

Ce statut d’hyper-CLK se retrouve dans les prix. Vendue neuve autour de 236 060 € pour le coupé, la voiture apparaît aujourd’hui dans les ventes spécialisées autour du double lorsqu’elle est peu kilométrée et parfaitement suivie. Entre rareté, lien direct avec la compétition et image plus sauvage que la Black Series, la CLK DTM AMG s’est imposée comme un véritable collector.

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