Hyundai Ioniq 5 N : un designer imagine une version digne des légendes du rallye
Un designer transforme virtuellement la Hyundai Ioniq 5 N en véritable monstre de Groupe B, avec une carrosserie radicale et un moteur de rallye.
La Hyundai Ioniq 5 N fait déjà partie des électriques les plus déjantées du moment, avec son look de grosse compacte énervée. Dans les mains du designer 3D Khyzyl Saleem, elle devient pourtant tout autre chose : une Hyundai Ioniq 5 N Groupe B fantasmée, façon monstre de rallye des années 80. Commandée par Hyundai USA, la voiture a été entièrement réinterprétée en images de synthèse, comme si elle s’apprêtait à prendre le départ d’une spéciale de nuit. On est loin du simple restylage virtuel, l’exercice ressemble à un voyage dans une réalité parallèle.
Hyundai Ioniq 5 N : un délire très étudié
Ce concept n’a rien d’une vraie voiture de course engagée en championnat, il reste pour l’instant un pur exercice numérique. Mais l’idée est claire : et si Hyundai avait affronté Audi ou Lancia à l’époque du Groupe B ? Pour pousser le clin d’œil encore plus loin, Khyzyl Saleem imagine de remplacer la base 100 % électrique par le bloc turbo issu de la i20 N Rally1, la voiture de rallye actuelle de la marque. Moins puissant sur le papier, mais bien plus proche de ce qui faisait vibrer les spectateurs au bord des routes. À partir de la silhouette déjà anguleuse de l’Ioniq 5 N, le designer a tout étiré, élargi, rabaissé. La face avant reçoit un énorme splitter en carbone qui dépasse largement. Le capot se couvre d’évents et une rampe de LED additionnelles s’invite façon spéciales nocturnes. Sur les flancs, des ailes ultra-larges cachent des prises d’air de refroidissement et écrasent visuellement la voiture au sol. À l’arrière, les contreforts qui relient les ailes aux montants C rappellent la Lancia Delta S4. Les vitres en Lexan, l’arceau apparent, l’aileron géant, le diffuseur massif et les jantes noires à cinq branches complètent la panoplie.
Hyundai Ioniq 5 N : du Groupe B aux ambitions WRC
Ces choix ne sortent pas de nulle part. Le Groupe B, règlement phare du rallye entre 1982 et 1986, autorisait des machines très légères, à la puissance délirante, produites en petite série d’homologation. Audi Sport Quattro S1 ou Peugeot 205 Turbo 16 : ces silhouettes aux ailes hypertrophiées, spoilers énormes et phares additionnels ont nourri tout l’imaginaire du concept. Hyundai, elle, n’a jamais connu cette folie réglementaire : son aventure en rallye mondial commence en 2000 avec l’Accent WRC, se poursuit en 2014 avec l’i20 WRC puis, depuis 2022, avec l’i20 N Rally1 hybride. Deux titres constructeurs en 2019 et 2020, puis une couronne pilotes en 2024 avec Thierry Neuville, donnent du crédit à cette projection d’une Ioniq 5 N façon voiture usine d’époque.
Dans la réalité, l’Ioniq 5 N routière fait appel à deux moteurs électriques pour culminer à 641 ch en mode boost. Le fantasme de Khyzyl Saleem consiste à tout jeter pour greffer le quatre‑cylindres 1,6 turbo de la i20 N Rally1, environ 375 ch, idéalement en position centrale pour retrouver les sensations d’une vraie voiture de spéciale. Le tout n’existe que sur écran, modélisé sous 3ds Max puis rendu avec Corona. Ce fantasme visuel pourrait inspirer quelques séries ou show‑cars.














