Ferrari : voici à quoi ressembleraient des modèles en version “entrée de gamme”
Sur Reddit, un graphiste a imaginé des Ferrari en version d’entrée de gamme, façon “voitures de société”. Entre roues en tôle et plastiques bruts, le résultat a de quoi dérouter les passionnés...
Une Ferrari, on l’imagine rouge vif, jantes immenses, avec du carbone qui recouvre l'intérieur et des factures d’options qui donnent le vertige. Sur certains modèles, une peinture à trois couches peut atteindre 50 000 €, presque le prix d’une berline neuve. Tout l’inverse d’une voiture "de base", livrée blanche, pare-chocs en plastique et roues en tôle. Sur Reddit, un graphiste a justement retourné le fantasme. Il s’est amusé à créer des rendus de Ferrari d’entrée de gamme transformées en simples voitures de flotte, peinture blanche sans éclat et pneus à flancs hauts...
Ferrari : quand le « modèle de base » reste à plus de 180 000 €
Dans la réalité, la Ferrari la plus accessible a longtemps été la California, puis la Portofino. Coupés-cabriolets 2+2, V8 de près de 500 puis 600 ch, 0 à 100 km/h en environ 3,5 à 3,8 secondes et plus de 300 km/h en pointe : même "d’entrée de gamme", on reste dans la supercar. Les tarifs dépassent largement 180 000 €, autour de 200 000 € pour une Portofino récente, bien loin d’une compacte du quotidien. Et ce n’est que le début, car les options ajoutent vite des dizaines de milliers d’euros : carbone apparent, jantes forgées, peintures spéciales, selleries sur mesure. Imaginer une Ferrari sans rien de tout cela, avec l’équipement le plus basique possible, revient donc à prendre le contrepied complet de la stratégie maison.
Ferrari : transformées en voitures blanches de société
Le graphiste derrière ces "visualisations en finition de base" s’inscrit dans une tendance déjà bien connue chez certains designers automobiles. Le principe consiste à imaginer des supercars débarrassées de tout signe extérieur de luxe, comme si elles avaient été configurées par un service achats d’entreprise obsédé par la réduction des coûts. Dans ces interprétations volontairement décalées, les Ferrari reçoivent une simple peinture blanche standard, sans profondeur ni vernis sophistiqué, tandis que les pare-chocs et éléments de carrosserie restent en plastiques noirs non peints. Les jantes spectaculaires disparaissent au profit de roues en tôle basiques, chaussées de pneus à flancs hauts, et toute trace de fibre de carbone visible est effacée. Ce qui rend le résultat si troublant, c’est que les proportions, elles, ne changent pas. Les lignes d’une Ferrari LaFerrari ou d’une Enzo demeurent immédiatement reconnaissables. Le regard identifie instantanément une hypercar valant plusieurs millions d’euros, mais les détails racontent une toute autre histoire, celle d’un véhicule presque utilitaire, banal, comme perdu sur le parking d’un supermarché un lundi matin. Même des modèles récents comme le Purosangue voit ainsi sa prestance visuelle totalement désamorcée, prenant l’apparence improbable d’une version d’entrée de gamme sortie tout droit d’un catalogue de flotte d’entreprise. Les commentaires n’ont pas tardé. "Enfin, une que je peux probablement me permettre", plaisante un internaute. Un autre lance : "Ça coûterait quand même 250 000 €.". Un troisième avoue : "Franchement, je l'aime plus que l'original."
Derrière la blague, ces fausses Ferrari d’entrée de gamme montrent aussi la force du dessin de Maranello : même sans carbone ni peinture spéciale, les lignes continuent à parler toutes seules. Dans la vraie vie, une California ou une Portofino restent des objets à plus de 180 000 €, options ou non. Sur Reddit, chacun peut pourtant s’imaginer au volant de ces Ferrari en roues tôle, juste pour le plaisir du contraste.














