Ferrari, Lamborghini… ce réseau de caméras IA en Grèce inquiète les propriétaires de supercars en Europe

Publié le 18 avril 2026 à 08:30
Ferrari, Lamborghini… ce réseau de caméras IA en Grèce inquiète les propriétaires de supercars en Europe

En Grèce, des caméras IA ont traqué durant des mois des propriétaires de supercars illégales. Au total, 229 voitures ont été saisies pour une fraude évaluée à plus de 11 millions d'euros.

En Grèce, ce ne sont pas des policiers au bord de la route qui ont fait tomber les bolides, mais un réseau discret de caméras dopées à l’intelligence artificielle. En quelques mois, ce dispositif a repéré des dizaines de voitures de luxe qui semblaient profiter d’un angle mort des règles d’immatriculation.

Au terme de ce vaste coup de filet, les services fiscaux ont saisi 229 supercars illégales et autres véhicules de luxe, pour une valeur estimée à 12 millions de dollars, soit un peu plus de 11 millions d’euros. Les propriétaires avaient laissé leurs plaques étrangères dépasser la limite légale de six mois pour éviter les taxes d’immatriculation et de luxe grecques, jusqu’au jour où les algorithmes ont recoupé tous leurs trajets.

Un coup de filet record sur les supercars illégales en Grèce

L'"Opération Supercars", a été pilotée par l’Autorité indépendante des recettes publiques, l’AADE, avec l’unité de contrôle DEOS. Cible principale : des Ferrari, Lamborghini, Porsche, Mercedes‑Benz, Bentley ou Audi affichant des plaques étrangères qui n’avaient plus rien de touristique, certaines valant jusqu’à 750 000 euros à l’unité.

Les caméras sur les grands axes et aux péages ont enregistré chaque passage, avec heure, lieu et numéro de plaque. L’IA a reconstitué le temps passé sur le sol grec, repéré les dépassements de la règle des six mois puis croisé ces données avec les fichiers douaniers et fiscaux ; une fois la fraude établie, des équipes se sont rendues dans des résidences privées et des showrooms pour saisir les véhicules, certains déjà liés à des dossiers criminels ou porteurs de numéros de châssis trafiqués.

Comment les caméras IA suivent les plaques étrangères de voitures de luxe

Techniquement, ces dispositifs fonctionnent comme des radars capables de lire instantanément les plaques et de les comparer à d’énormes fichiers. L’IA repère les modèles de circulation suspects, par exemple une supercar censée être immatriculée dans un autre pays mais qui circule en continu entre Athènes et les îles, et elle déclenche des alertes que les enquêteurs exploitent ensuite véhicule par véhicule.

Les autorités grecques veulent désormais étendre ce réseau bien au‑delà des autoroutes : routes secondaires, centres urbains, parkings très fréquentés, avec un logiciel mis à jour pour reconnaître les couleurs précises et les modifications après‑vente afin d’éviter l’échange de plaques entre voitures. Dans un autre programme à Athènes, des caméras IA ont déjà relevé plus de 2 500 infractions en quatre jours, dont plus de 1 000 sur une seule installation, signe que cette surveillance numérique devient un outil du quotidien pour la sécurité routière et la chasse aux fraudes fiscales.

Ce que cette chasse aux supercars change pour les propriétaires européens

Les 229 véhicules resteront sous scellés tant que leurs propriétaires n’auront pas réglé amendes et droits dus, et les données collectées doivent servir de base aux prochains contrôles. Pour les conducteurs fortunés européens, ce cas illustre un virage où la discrétion des plaques étrangères laisse peu à peu place à la traçabilité intégrale.

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