Bugatti W16 Mistral : cet écrivain s'offre une hypercar à 5 millions d'euros en hommage au Petit Prince
Dans les ateliers de Molsheim, un écrivain collectionneur confie à Bugatti un dernier vœu : transformer une W16 Mistral en conte roulant. De la lune aux étoiles, son hypercar cache bien des symboles.
À Molsheim, une Bugatti W16 Mistral tout juste sortie des ateliers a déjà une histoire à raconter. Commandée par un écrivain et collectionneur, cette hypercar décapotable a été baptisée "Le Retour du Jeune Prince", comme le livre qu’il a écrit en écho au Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry.
Derrière ce surnom se cache un exemplaire unique, façonné dans l’atelier de personnalisation maison pour traduire en métal et en cuir l’univers lunaire et étoilé de l’auteur. Base technique : le dernier roadster animé par le fameux moteur W16 Bugatti, mais un habillage entièrement réinventé autour de son récit.
Bugatti W16 Mistral "Le Retour du Jeune Prince" : la commande d’un écrivain
Le propriétaire reste discret, mais Bugatti décrit un écrivain déjà fidèle client, qui rêve d’une voiture-miroir de son ouvrage "Le Retour du Jeune Prince" - à ne pas confondre avec le roman homonyme d’A.G. Roemmers. À l’automne 2023, il arrive à Molsheim avec cette idée très précise.
Là, il rencontre Jascha Straub, responsable du programme Sur Mesure. Ensemble, ils épluchent nuanciers et matières, parlent de retour sur Terre après un voyage vers la lune, de lumière douce, de renard apprivoisé. De ces échanges naît le projet. Ils veulent faire de cette Mistral l'exemplaire le plus personnel d’une série déjà limitée à 99 exemplaires. La facture tourne autour de 5 millions d’euros.
Un extérieur cuivré, constellé d’étoiles
Extérieurement, la voiture abandonne les bleus traditionnels pour un mélange sur mesure de cuivre et de bronze. Très métallisé, il a été conçu pour accrocher la lumière comme un clair de lune. La calandre en fer à cheval reste, mais le macaron Bugatti est cerclé d’or. Celui-ci fait écho aux étriers de frein cuivrés et aux logos "EB" assortis.
Plus on se rapproche, plus une constellation d’étoiles argentées se devine dans la peinture. C'est le fruit d’un long travail de superposition des couches. Mais la surprise la plus poétique se cache à l’arrière. Une scène inspirée de la rencontre du prince et du renard n’apparaît que lorsque l’aileron se lève pour servir au freinage.
Habitacle stellaire et moteur W16 à 1 600 ch
À bord, le thème céleste continue avec un cuir clair Terre d’Or. Très lumineux, celui-ci est associé à une teinte plus sombre Driftwood. Les panneaux de porte accueillent une lune brodée et des étoiles se dessinent sur les sièges et les appuie-têtes. Le carbone brun reçoit de petites incrustations rappelant des constellations.
Détail fétiche du propriétaire, une rose en argent miniature est intégrée au cœur du levier de vitesses. Elle a été réalisée à partir du scan 3D d’une vraie fleur, clin d’œil direct à la rose du Petit Prince. Sous cette mise en scène, la mécanique reste celle du roadster. On retrouve le moteur W16 8,0 litres quadri-turbo de 1 600 ch et 1 600 Nm. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 2,3 secondes et la vitesse maximale annoncée atteint 420 km/h.














